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26/02/2009

Ces Somnabules sont-ils équivoques?

randall.jpgC'est très bon signe quand on termine une BD et qu'on a du mal à la comparer à une autre. Oui, bien sûr, graphiquement, on peut dire que le dessin de Randall.C ressemble à un grand mélange de toute la nouvelle génération de bédéastes français, au premier rang desquels on retrouverait Blain, Blutch et Pedrosa, sans oublier les inséparables Dupuy et Berbérian. Rien que ça, ce n'est déjà pas mal, pour un auteur Flamand, qui a grandi au pays de Neron et de Bob et Bobette. Mais quand on regarde le récit qu'il développe, on se dit qu'il devait surtout apprécier les délires d'autres compatriotes venus d'Absurdistan, comme Kamagurka (Cowboy Henk) ou Luc Cromheecke (le génial géniteur des aventures de Tom Carbone). Toutes ces comparaisons, de toute façon, ne font qu'approcher le phénomène, pas le cerner, loin de là.

Pour lui rendre justice, il faut le lire tout simplement.

 

randall2.jpgLes somnambules est un récit hors pair, avec un pied chez Lewis Caroll et l'autre chez Henri Michaux, tendance Monsieur Plume, il démarre par un dialogue entre un jeune gars et sa copine, dans un appartement cosy, un vrai « cliché littéraire » de la nouvelle bande dessinée mais tout cela n'est qu'apparences car le fil que l'on suit, en réalité est celui du dialogue, les mots devenant soudain plus forts que les contraintes d'espace et de temps. On parle d'une île et de la mer, on s'y retrouvera bientôt, en un glissement subtil, logique et décalé, qui ne cessera de rythmer l'album, d'un bout à l'autre. Façon marabout - bout de ficelle, se dit-on au premier abord.

Qui dit mer dit marins, qui dit marins dit sous-marin, qui pense à île pense au naufrage, à la baleine, aux indigènes... Randall.C nous offre tout cela dans un feu d'artifice drôle et déboîté, toujours logique dans son glissement absurde, étonnamment cohérent dans sa manière de découdre le récit pour mieux en découdre avec le propos. Car tout finit par faire sens. « Les somnambules » est un grand livre. Un magnifique album, qui inaugure un genre nouveau, qui ne serait pas le roman graphique mais le poème graphique, un développement narratif inédit qui s'intéresse moins au devenir des personnages plongés dans le réel qu'au développement quasi sans limite de leur imaginaire.

Époustouflant et déroutant. Que demander de plus ?

Allez, je vais le relire, pour le plaisir.

 

Randall.C, Les somnambules, Casterman, 110 p. Traduit du néerlandais.

17:02 Publié dans Notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd, poésie graphique, randall.c, casterman | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Et voilà le travail !

C'est sur le blog de Somebaudy que j'ai trouvé le lien qui pontait vers une quarantaine de photos magnifiques, qui montrent les hommes au travail, aujourd'hui. Elles sont belles, elles sont parlantes. Elle donnent à voir de très jolies images d'une réalité souvent pénible.

On y voit peu le travail de bureau (sans doute pas assez parlant pour l'agence de photo et ses clients), les services en général, mais pour tout ce qui est du secteur secondaire, on est servi : travail du métal, du cuir, de la terre, fabrication d'armes, de blindés, d'avions, de bottes en caoutchouc, de fermetures éclair...

Allez-y voir par vous-mêmes, c'est trop beau pour être laid.

Et je colle ici ma photo préférée, qui ne va pas relever le niveau de ce blog, je le crains...

jock.jpg

12:30 Publié dans Trucs en ligne que j'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photos, travail, emploi, pictures, work | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Les poètes belges (au moins deux) débarquent à Paris le 7 mars

moules_frites.jpgDans le cadre du Printemps des Poètes, le samedi 7 mars prochain à 20h30, deux poètes belges, Eric Dejaeger et Nicolas Ancion font arrêt à Gare au Théâtre à Vitry-sur-Seine pour une soirée de lecture-spectacle suivie de moules-frites.

Une vraie soirée pour démontrer que la poésie est un genre vivant et poilant.

Ne me dites pas que vous avez mieux à faire...

Ecoutez plutôt la présentation alléchante tirée du site de Gare au Théâtre :

En invitant à Vitry sur seine, deux auteurs belges, Nicolas Ancion et Eric Dejaeger nous souhaitons faire connaître deux hommes qui saisissent, croquent le quotidien avec humour et poésie.
Parce que « rire est le propre de l’homme », notre humanité ressort à gros traits dans ces poèmes inspirés du réel.

En décembre 2006, Gare au Theatre invitait 6 auteurs belges pour participer à une manifestation littéraire : Le Bocal Agité.
Nicolas Ancion, Eric Dejaeger, Claire Gatineau, Marie Henry, Jean-Louis Lippert et Luc Malghem nous avaient rejoint à Vitry pour 3 jours d'intense création artistique.

La plume de Nicolas Ancion séduit Mr. Delagare qui décide de travailler sur cette écriture singulière.
Mr. Delagare présentera cette première étape de travail sous la forme d'un cabaret poétique "Du belge plein les poches" : 50 minutes de textes savoureux, pour vous faire découvrir la plume, la verve, l'humour et la tendresse de ces deux auteurs : Nicolas Ancion et Eric Dejaeger.

-SAMEDI 7 MARS à 20h30 : Présentation du spectacle " Du Belge plein les poches" en présence des auteurs. Suivi d'une rencontre- débat. Et l'entrée est GRATUITE.


Nous nous interrogerons, avec humour et sans intellectualisme forcené, sur le comique dans l’art poétique.

Est ce une désacralisation ?
Pourquoi l’humour rendrait-il moins noble la Poésie ?
Est ce propre aux auteurs belges ?
Le poème est-il simplement un texte qui sublime les petits riens pour en faire des grandes choses, propres à traverser les siècles ?

Pour rester dans le ton, vous pourrez partagez avec nous les célèbres "MOULES FRITES" comme au Vieux Bruxelles !

 

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