08/07/2009
Nous n'irons pas à Avignon (quoique)
Les désistements ont du bon : suite au forfait d'un des spectcales prévus au festival "Nous n'irons pas à Avignon" voilà que le récital "Du belge plein les poches" est reprogrammé à Vitry-sur-Seine du 15 au 19 juilet à 20h.
Monsieur Delagare fait swinguer et crooner les textes de Dejaeger et d'Ancion, c'est drôle et chaloupé. A ne pas louper ;-)
Pour la poésie, il faut donc se rendre à Nous n'irons pas à Avignon. Quant à moi, je n'y serai pas car je serai, pour la première fois, en Avignon, pouvir quelques jolis spectacles. C'est le hasard des calendriers qui veut ça.
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28/03/2009
Sans faire de bruit / Sans faire de vagues
Les Éditions de la Gare ont le plaisir de vous faire part de la sortie de presse de
« Sans faire de bruit / Sans faire de vagues »
deux pièces courtes de Nicolas Ancion
58 pages - 5 EUR
ISBN : 978-2-918254-01-0
Et, pour ceux qui suivent les trépidantes aventures du poète, sachez que la deuxième pièce contenue dans ce petit livre inclut la lecture presque intégrale du texte « Le poète fait sur scène », troisième tome des aventures du poète.
Vous n'y comprenez rien ? C'est normal et ce n'est pas grave. Rien n'est grave, en poésie et en théâtre, d'ailleurs. On n'est pas là pour se compliquer les choses, juste pour les tordre un peu.
Allez, amusez-vous bien !
PS : pour mémoire et pour les collectionneurs d'infos minuscules, ces deux textes ont été écrits lors d'une résidence à Gare au Théâtre à Vitry-sur-Seine. Et "Sans faire de bruit" a été créé dans une mise en scène de Mustapha Aoura, avec Amaya Lainez et Jorge Tomé dans les deux rôles principaux qui sont aussi les seuls.
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02/03/2009
Comment faire l'interview d'un auteur sans se fatiguer
Ce week-end, j'ai reçu en deux jours trois mails différents d'élèves qui devaient « interviewer un poète ». Le premier était une avalanche de questions, qui auraient pu aussi bien s'adresser à Alfred de Vigny ou à Maurice Carême qu'à moi, je n'ai donc pas répondu du tac-au-tac, je me suis dit que j'attaquerais ça plus tard, au calme. Mais le deuxième est du coup arrivé dans ma boîte, il était un peu plus personnel mais j'y ai reconnu, mot pour mot, quelques unes des questions qui figuraient dans le premier envoi. Ce deuxième émetteur s'excusait de devoir me presser de répondre très vite car « un premier poète, après avoir promis de répondre, venait de les laisser tomber ». Le troisième mail me demandait la permission de m'envoyer les questions, je n'ai pas attendu de les recevoir, j'ai pris mes réponses aux questions des deux premiers et je les lui ai transmises.
Du coup, je me suis fait quelques réflexions.
A l'attention des enseignants, d'abord :
-
Quel est l'intérêt de demander à plusieurs élèves d'envoyer séparément une liste de question à peu près identique à des auteurs ?
-
Quel enjeu pédagogique y a-t-il à copier-coller une liste de questions et la balancer par mail à un auteur qu'on n'a pas lu ?
Aucun, à mon avis. Les élèves feraient mieux de lire quelques textes poétiques pour savoir à qui ils s'adressent avant de poser les questions, cela me semble une leçon importante à leur apprendre. Avant de prendre contact avec quelqu'un (que ce soit pour poser des question à un auteur ou pour envoyer son CV à une entreprise, la règle est la même), on se renseigne, on lit, on s'informe (avec Internet, de nos jours, cela ne demande même pas de vrai effort de recherche, tout arrive tout seul sur l'écran en rendant visite à Google), puis on tente de montrer qu'on sait à qui on s'adresse.
A l'attention des élèves ensuite :
Si vous avez la malchance de tomber sur un enseignant maladroit et peu subtil, soyez plus malin que lui. Même si on ne vous a pas précisé de le faire en classe, prenez le temps de mieux connaître la personne à qui vous adressez vos questions. Un auteur n'est pas un moteur de recherche, on ne lui balance pas une liste de questions (dont plusieurs se recoupent et sont redondantes), à charge pour lui de faire le tri, de choisir ce à quoi il a envie ou non de répondre.
Une anecdote m'est revenue à l'esprit
Quand j'avais 17 ans, j'ai eu la chance d'accueillir Jacques-Gérard Linze dans ma classe. Avec un copain, j'ai dû partir à Bruxelles en train pour rencontrer l'auteur chez lui rien que pour préparer l'interview qu'on allait faire de lui en classe. Il va de soi qu'avant de rencontrer l'homme j'avais avalé ses livres les uns après les autres. Ça m'avait pris quelques soirées, bien sûr, et ses romans n'étaient pas les plus faciles d'accès qu'on puisse imaginer, mais quel plaisir ensuite de discuter en connaissance de cause ! Quelle impression d'entrer dans le monde des adultes, d'être d'égal à égal avec l'auteur, lui dans son rôle d'écrivain, moi dans celui du lecteur attentif et intéressé.
On m'objectera que cette anecdote se déroulait il y a vingt ans. C'est vrai. Et alors ? Rien n'a changé depuis lors dans l'enseignement, les objectifs sont à peu près identiques et les moyens à mobiliser pour y arriver également. C.'est simplement une question d'exigence vis-à-vis de soi-même, avant tout, par respect de l'autre qu'on va rencontrer.
Je ne suis pas certain d'être clair, alors je vais encore préciser ma pensée : j'adore rencontrer des élèves, la question n'est pas là. Ce n'est pas l'idée qui me choque, c'est la manière de procéder.
Je ne souhaite plus soutenir une forme de paresse qui ne fait de bien à personne, celle qui consiste à faire semblant qu'on a fait son travail alors qu'on s'est juste contenter de pousser sur deux ou trois boutons d'une machine.
Sur les trois mails reçus ce week-end, un seul avait tenté (maladroitement, mais ce n'est pas grave) de mettre les formes : de présenter le cadre du travail, l'enjeu et les raisons pour lesquelles il s'adressait à moi. Les deux autres considéraient sans doute qu'il était du devoir de l'auteur de répondre à ce genre de demande voire, pire encore, qu'il fait partie du devoir des élèves de forwarder à des auteurs une liste de question présentée par le ou la prof en classe de français. Et qu'ils avaient donc bien fait leur devoir. Quelle horreur.
Afin que ce genre d'élèves n'ait plus à se fatiguer à m'envoyer des mails, je propose donc de poster ici une liste de questions/réponses qu'on peut présenter au prof pour faire croire qu'on a fait le travail demandé.
Quant à moi, j'aurais la sensation d'avoir fait le mien.
Une fois, mais pas trois, faut pas exagérer ;-)
Après avoir écrit ceci, mais avant de le publier, je reçois un quatrième mail qui dépasse toutes les bornes :
« Je voudrais vous demander si c'était possible de m'envoyer un de vos poèmes (pour pouvoir faire une analyse complète) car sur internet je ne trouve pas de poèmes qui viennent de vous. A part un (Le mal du ùatin) mais celui-là est trop long. »
Autant vous dire que ma réponse n'a pas dû lui plaire.
Finalement, je renonce, pour le moment, à publier une liste de questions-réponses.
J'en ai assez d'être gentil et accueillant pour des élèves pareils. Je vais plutôt m'acheter un fusil et du poivre pour leur tirer aux fesses s'ils osent encore s'approcher de ma poésie... Non mais!
23:25 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ecole, lycée, poésie, littérature, enseignement, interview |
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26/02/2009
Les poètes belges (au moins deux) débarquent à Paris le 7 mars
Dans le cadre du Printemps des Poètes, le samedi 7 mars prochain à 20h30, deux poètes belges, Eric Dejaeger et Nicolas Ancion font arrêt à Gare au Théâtre à Vitry-sur-Seine pour une soirée de lecture-spectacle suivie de moules-frites.
Une vraie soirée pour démontrer que la poésie est un genre vivant et poilant.
Ne me dites pas que vous avez mieux à faire...
Ecoutez plutôt la présentation alléchante tirée du site de Gare au Théâtre :
En invitant à Vitry sur seine, deux auteurs belges, Nicolas Ancion et Eric Dejaeger nous souhaitons faire connaître deux hommes qui saisissent, croquent le quotidien avec humour et poésie.
Parce que « rire est le propre de l’homme », notre humanité ressort à gros traits dans ces poèmes inspirés du réel.
En décembre 2006, Gare au Theatre invitait 6 auteurs belges pour participer à une manifestation littéraire : Le Bocal Agité.
Nicolas Ancion, Eric Dejaeger, Claire Gatineau, Marie Henry, Jean-Louis Lippert et Luc Malghem nous avaient rejoint à Vitry pour 3 jours d'intense création artistique.
La plume de Nicolas Ancion séduit Mr. Delagare qui décide de travailler sur cette écriture singulière.
Mr. Delagare présentera cette première étape de travail sous la forme d'un cabaret poétique "Du belge plein les poches" : 50 minutes de textes savoureux, pour vous faire découvrir la plume, la verve, l'humour et la tendresse de ces deux auteurs : Nicolas Ancion et Eric Dejaeger.
-SAMEDI 7 MARS à 20h30 : Présentation du spectacle " Du Belge plein les poches" en présence des auteurs. Suivi d'une rencontre- débat. Et l'entrée est GRATUITE.
Nous nous interrogerons, avec humour et sans intellectualisme forcené, sur le comique dans l’art poétique.
Est ce une désacralisation ?
Pourquoi l’humour rendrait-il moins noble la Poésie ?
Est ce propre aux auteurs belges ?
Le poème est-il simplement un texte qui sublime les petits riens pour en faire des grandes choses, propres à traverser les siècles ?
Pour rester dans le ton, vous pourrez partagez avec nous les célèbres "MOULES FRITES" comme au Vieux Bruxelles !
09:05 Publié dans Rencontres publiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : gare, poésie, littérature, dejaeger, ancion, humour, lecture, moules, frites |
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24/01/2009
La Libre a bon goût et Géraldine aussi
La Libre Belgique a bon goût ce matin : la preuve est ici.
Et le blog de Géraldine aussi. Vous vous demandez qui est Géraldine ? Alors allez y voir de plus près, vous n'êtes jamais qu'à un clic de là !
Puis Philippe Leuckx également, qui fut le tout premier à commenter ce recueil. Si vous êtes sur Facebook, vous pouvez sans doute lire ceci.
Et si, vous aussi, vous avez lu, feuilleté, parcouru, dévoré "Retrouver ses facultés" et que vous avez des choses à en dire, en bien, en mal, ou juste pour déconner, n'hésitez pas, les commentaires sont ouverts.
11:43 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : retrouver ses facultés, pierre kroll, nicolas ancion, université, poésie, humour, littérature |
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23/01/2009
Avez-vous bien dormi ?
Ça fait trois jours que je compte à rebours pour vous annoncer la bonne nouvelle. Mais bien plus encore que j'attends ce moment avec impatience... Ce matin, le petit dernier est arrivé en librairie. Si vous suivez ce blog, avec un peu d'irrégularité ou plus, vous savez qu'il s'appelle « Retrouver ses facultés », qu'il est illustré par Kroll et qu'il ressemble à ça :

Je peux ajouter tous les détails techniques et pratiques qui vous permettront soit de persuader votre libraire de vous commander un exemplaire soit de commander vous-mêmes si vous êtes en froid avec votre libraire :
Nicolas Ancion et Pierre Kroll, Retrouver ses facultés, Editions de l’Université de Liège. Format 21X21 cm, 92 pages, nombreuses illustrations et photos couleur
EAN : 9782-87456-0774
Prix de vente TTC 10,00 euros
En vente en librairie ou par virement de 10,00 euros (toutes taxes et port compris) au compte 068-2032143-20 du CEFAL/CELES, 31 Bd Frère Orban, B-4000 Liège – Belgique, avec en communication « Retrouver ses facultés ».
Ah oui, comme un bel exemple vaut mieux qu'un long discours, voici donc un petit bout du texte pour vous donner une idée de ce qu'on trouve dans ce bouquin tout frais. C'est l'élection du recteur. Bonne lecture à toutes et tous !
On t'a dit que pour élire le recteur on éviscère un poulpe, on égorge une sarcelle, on assomme un têtard avec un lourd maillet
Puis on affiche la tache
Dans le vieux mausolée, à la loge ou au temple
On discute on débat
On ressert du café
Puis on recommence tout
On palpe un escargot, on débite un cobra, on épile un goret, on lamine une chouette
On accroche des mots d'ordre, des slogans, des programmes
Aux pattes des mouettes
Puis on les tire aux claies
On lâche les chiens, on libère les colombes, on gracie les recalés
On ressert du café
Puis dans la grande salle en silence on distribue les bulletins de vote
Préremplis, précomptés et chacun les déchire
C'est une vieille tradition
On se dissipe, on se disperse, on fait une pause tchafette dans les toilettes d'à-côté
On ressert du café
Puis on parle entre hommes, entre femmes, bref entre diplômés
Les facultés se perdent, les départements font sécession autour de leurs chef-lieux, on envoie des émissaires, des messagers
Qui ne reviennent jamais
Les journées passent
On ressert du café
Les nerfs sont à vif, ça commence à gueuler, on lynche un agronome, on cautérise un ingénieur, on bâillonne un dentiste puis on saupoudre les autres avec de la chaux vive
On resservirait bien du café mais plus personne n'a soif et les thermos sont vides
Les corps sont entassés comme au champ de bataille
S'il en reste un debout ce sera lui, par forfait
On acclame le recteur, on l'habille de beaux mots, de hourras, de bravos
On lui sert la poigne
On prend une belle photo
On ressert du café
Et tout le monde s'en va
09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16/01/2009
Poésie en voix et en musique
Belle surprise en ce début d'année, Mustapha Aouar, alias Monsieur Delagare, met en voix et en musique un petit extrait de mon recueil "Métro boulot dodo" (éd. L'Arbre à Paroles). Une répétition en vue de la soirée du 7 mars 2009 qui se déroulera à Gare au Théâtre (Vitry-sur-Seine) avec Jacques Jouet, Mustapha Aouar et moi. Et puis vous, qui sait...
Voici déjà un paerçu sur le travail en coulisses à Gare au Théâtre.
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27/12/2008
Retrouver ses facultés - la couverture
Merci à tous ceux qui m'ont aidé à trouver le titre de ce recueil ! Voici, en exclusivité pour les fidèles du blog, et tous les autres qui passent ici par hasard, parce que la télé est en panne, parce que perdre son temps sur les blogs vaut bien perdre son temps ailleurs, parce la Wii est occupée par le gamin, parce que vous vouliez avoir du neuf sur le débat autour de la consultation populaire pour Liège 2015, parce que vous collectionnez les rognures d'ongles des dessinateurs de BD, parce que vous aimez Pierre Kroll... voici donc, la couverture de "Retrouver ses facultés", recueil de textes sots et nostalgiques sur les années d'université, publié par les Editions de l'Université de Liège à la mi-janvier 2009.
Si vous ne l'aviez pas deviné, c'est donc Kroll qui illustre tout le bouquin (ainsi que pas mal de photos loufoques prises dans les bâtiments par le personnel et les étudiants de l'ULG).
Rendez-vous l'année prochaine chez votre libraire et bonne lecture à tous.
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28/11/2008
Retrouver ses facultés - illustré par Kroll
C'est à présent officiel, mon prochain bouquin s'appellera "Retrouver ses facultés" et paraîtra au mois de janvier 2009 aux Editions de l'Université de Liège, avec 22 illustrations originales de Pierre Kroll.
Le principe est simple : en 40 textes poétiques et minuscules, on passe à la moulinette le petit monde de l'unif, depuis le recteur et les doyens jusqu'aux concierges et aux bleus. J'ai tenté de ne rien oublier, à commencer par les trous de mémoires et les pitas à 5h du mat, les bibliothèques où personne ne consulte les livres, les toilettes dégueulasses, les toxs de la Grand Poste, les auditoires bourrés et les profs aussi, l'attente dans les couloirs, le musée en plein air, les assistants hypocrites et les vieux profs poussiéreux...
Je me suis bien amusé à brasser tout cela, j'espère que les lecteurs en feront autant !
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31/10/2008
Bibliographie complète de Nicolas Ancion
Mon site Internet est pris en otage par mon hébergeur. Il ne l'affiche plus sur Internet, il ne répond pas aux mails de réclamation... Pour quelle raison ? Je n'en sais rien. Certainement pas à cause d'une facture impayée : c'est un hébergeur gratuit. Ne faites en tout cas JAMAIS confiance à iBelgique, iFrance et iEurope, ces gens n'ont même pas la décence de répondre au courrier...
Une page d'erreur 404 à la place de la Maison de Nicolas Ancion, ça me fait l'effet de la mire sur l'écran de télé en lieu et place des jeux sans frontières quand j'étais gamin... Une véritable catastrophe. A laquelle on survit très bien...
En attendant, pour que l'info ne disparaisse pas d'Internet, je place sur ce blog une bibliographie complète en fichier PDF. Je ne sais pas à qui cela peut être utile, mais qui que vous soyez, profitez-en bien !
Et si vous cherchez d'autres informations du même genre, n'hésitez pas à demander.
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