29/05/2013

24h chrono : le roman en cours d'écriture, en direct de New York !

Et voici, ci-dessous, l'intégralité du roman en cours d'écriture dans le carde des 24h chrono, depuis New York

Pour en savoir plus sur cette aventure d'écriture, qui durera jusqu'au 30 mai à 16h, heure de NY, suivez-moi sur Twitter (@nicolasancion) ou suivez le mot-clef #24lit.

A très vite !

12/02/2013

Ernest, premier pape belge et héros d'un roman que je n'ai pas écrit

En octobre dernier, les éditions ONLiT BOOKS publiaient mon roman « Le pape a disparu » en version numérique. Ce n'était pas le premier avatar de ce texte. Les lecteurs très fidèles, dotés d'une excellente mémoire, se souviendront peut-être que j'avais publié ce roman, par épisodes hebdomadaires, sur le défunt site de Luc Pire Electronique, entre 2000 et 2002.

Pendant dix ans, le manuscrit a dormi dans le disque dur de mes différents ordinateurs. Et pour cause : je n'avais pas les droits de diffuser ce texte. En effet, je n'en suis pas l'auteur.

Voilà, c'est dit. Vous pouvez arrêter ici la lecture et retourner à vos occupations favorites.

 

Pourquoi et comment je n'ai pas écrit « Le pape a disparu »

Pendant mon adolescence, j'ai beaucoup lu. J'ai notamment dévoré de nombreuses aventures de Sylvie, hôtesse de l'air, publiée dans la collection Marabout Mademoiselle par le très prolifique René Philippe. Sylvie, hôtesse de l'air de profession, était une jeune fille un peu naïve mais très dynamique qui vivait des aventures mouvementées, qui n'avaient rien à envier à celles, plus musclées et exotiques, que vivait Bob Morane, son pendant masculin, chez le même éditeur. C'était la littérature pour ados des années 60, j'en ai hérité quinze ans plus tard et l'ai dévorée avec grand plaisir.

Quand je suis retombé, un peu par hasard, à la fois sur un stock de livres des aventures de Sylvie soldé dans une vente de bibliothèque ET sur un ordinateur équipé d'un scanner et d'un logiciel de reconnaissance optique, une idée a germé dans ma tête : pourquoi ne pas scanner tout le texte d'un roman de René Philippe et le réécrire. J'ai très vite choisi une des toutes premières aventures de l'hôtesse de l'air et je me suis mis au travail. D'emblée, l'idée de remplacer l'héroïne par un autre personnage s'est imposée. Et qui, mieux qu'Ernest 1er, pape belge un peu naïf, pour remplacer la jeune Sylvie ?

pape,nicolas ancion,le pape a disparu,onlit,numérique,ebook,epub,mobi,pdf

Un héros peut en cacher une autre

Voilà comment je n'ai pas écrit « Le pape a disparu ». J'ai réécrit tout le texte en changeant le héros, en triturant l'histoire pour qu'elle puisse coller au rythme de vie du Souverain Pontife et à ses amours secrètes pour le cardinal Vertupoint. D'un roman pour jeunes filles catholiques, on aboutit à un roman délirant pour lecteurs numériques.

Il faut que je remercie très vivement ici les enfants de René Philippe, sur lesquels j'ai réussi à retomber grâce à des pages de fans consacrées aux éditions Marabout. Ils m'ont très gentiment autorisé à publier mes délires et se sont montrés ravis que les romans de leur père soient encore bien vivants dans l'imaginaire de certains lecteurs.

 

Un pape belge ?

La question d'actualité, évidemment, est de savoir si le prochain pape s'appellera Ernest ou non.
Vous voulez mon opinion à ce sujet ?

Je m'en fiche. J'écris de la fiction, si la réalité lui court après, tant mieux. Elle ne la rattrapera jamais car l'imaginaire a toujours deux ou trois longueurs d'avance.

 

Enfin, un petit résumé du roman, pour vous allécher

Toujours ardent, enthousiaste, prêt à se lancer dans les plus folles aventures, le premier pape belge, Ernest Ier, est un héros moderne et dynamique dont les aventures palpitantes font rêver bien des jeunes filles. Et bien des jeunes hommes… Cette fois, cependant, le Pape semble s'être laissé entraîner trop loin. Son attitude insolite inquiète ses amis et bouleverse son confident, le Cardinal Vertupoint. Le Pape se voit soupçonné d'hypocrisie et même surveillé par la police. Et brusquement, alors que tout semble rentrer dans l'ordre, surgit la catastrophe : le Pape a disparu !

Le Pape a disparu n'est pas un simple roman, c'est un dérapage contrôlé permanent qui relit et réinvente la littérature pour jeunes gens telle qu'on l'écrivait dans les années 50.

"Le pape est belge, il est jeune et c’est un mec sympa. Il accepte de transporter chaque semaine, entre la France et la Belgique, un médicament pour la mère de Mady. Un problème de douanes complique les soins de la pauvre malade. Et les douanes, le pape, vous pensez bien… Le pape est soupçonné de trafic de drogue, puis d’avoir vendu la mèche. Tout ce qu’il faut pour disparaître. Et réapparaître ensuite, après des aventures fantaisistes enlevées comme un court feuilleton." Pierre Maury - Le Soir

Là-dessus, je vous souhaite bonne lecture !

pape,nicolas ancion,le pape a disparu,onlit,numérique,ebook,epub,mobi,pdf

03/10/2012

Le Pape a disparu : de retour sur vos écrans !

La littérature en ligne n'en est pas à ses balbutiements, loin de là. Il y a plus de dix ans, déjà, c'est-à-dire très précisément entre l'année 2000 qui achevait le millénaire précédent et l'an de grâce 2002 qui la suivit de peu, j'ai publié toutes les semaines ou presque, un nouvel épisode d'un roman-feuilleton intitulé « Le Pape a disparu ». On pouvait recevoir le texte par mail ou le lire sur le site Internet de Luc Pire Electronique, on pouvait même l'imprimer si on en avait envie, on faisait ce qu'on voulait, c'était du texte numérique...

Les années ont passé et l'éditeur Luc Pire Electronique a disparu dans les tréfonds du nuage numérique, ainsi que le site qui avait hébergé le roman. Le texte n'était plus disponible.

pape,roman,livre numérique,littérature,ebook,onlit,édition,rentrée littéraireDepuis hier, il fait son grand retour sur toutes les plate-formes de téléchargement, dans une toute nouvelle édition relue et corrigée, chez Onlit Editions (C'est d'ailleurs un plaisir pour moi de participer ainsi à la même rentrée littéraire numérique que Patrick Delperdange et Serge Coosemans, je le signale au passage.)


Qu'y a-t-il donc dans ce livre ?

« Le Pape a disparu » n'est pas un simple roman : c'est une version remixée d'un classique de la littérature pour adolescentes des années 50.

En musique, il est habituel de voir un tube réinterprété, trituré, malaxé par d'autres artistes, pour toucher de nouveaux publics. En littérature, le remix est beaucoup plus rare. Il est même exceptionnel.
Le respect du texte, la vénération de l'auteur, la sclérose générale dans laquelle la littérature se complaît empêchent de jouer avec les œuvres, de se les réapproprier.

Au mieux se permet-on aujourd'hui de rééditer les textes classiques avec de nouvelles couvertures ou de nouvelles illustrations, certains auteurs allant parfois jusqu'à - quelle hérésie ! - adapter des romans en bande dessinée !

A la fin du siècle dernier, j'ai eu envie, avec les moyens dont je disposais, d'aller un peu plus loin.

 

Comment peut-on remixer un roman ?

J'ai tout simplement pris un roman qui m'avait beaucoup plus quand j'étais ado, je l'ai scanné page par page, ce qui, je l'avoue m'a pris pas mal de temps. Je l'ai passé entièrement à la reconnaissance optique puis, à partir du fichier texte, je me suis laissé aller : j'ai changé le personnage principal et j'ai regardé ce qu'il advenait de l'histoire racontée.

Je n'ai donc pas entièrement écrit ce livre : je l'ai réécrit. À partir d'une trame, de personnages, de lieux, de phrases et de rythmes qui préexistaient.

Je me suis beaucoup amusé et j'ai l'impression que les lecteurs à l'époque de la diffusion en ligne s'amusaient beaucoup eux aussi.

 

Une nouvelle vie pour un texte disparu

Aujourd'hui, les moyens de diffusion numérique permettent de rendre ce roman accessible sur tous les appareils de lecture : sur votre téléphone, votre ordinateur, votre liseuse, votre tablette numérique.
Deux clics et c'est parti, pour 4,99 EUR le livre est à vous, vous pouvez le dévorer.

Le lire et le relire, le faire passer de votre tablette à votre PC, de votre smartphone en forme de pomme à votre vieux Commodore 64 tiouné.

Vous n'avez jamais lu de livre numérique ?

C'est l'occasion rêvée de vous y mettre car ce titre n'arrivera jamais en papier chez votre libraire.

 

Et les droits, là-dedans ?

Quand j'ai publié le roman-feuilleton en ligne il y a dix ans, je n'avais l'autorisation de personne : l'éditeur original avait fait faillite, l'auteur écrivait sous pseudonyme et était décédé, je n'avais aucun moyen d'entrer en contact avec les ayants-droit.

Puis le hasard d'un article en ligne, puis le site d'un collectionneur bien informé m'ont permis, via Facebook et les mails, d'entrer en contact avec les enfants de l'auteur. Je leur ai présenté mon projet, ils ont eu l'occasion de lire le texte, ils m'ont donné leur accord. Ce livre-ci n'est donc plus un bootleg mais un remix officiel.

Qu'ils en soient mille fois remerciés.

25/06/2012

Je suis l'Europe

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Chilly Gonzales, en 2010. Et, chaque fois que je tombe sur la chanson par hasard sur Deezer, les paroles me trottent dans la tête, alors je vous les refile, parce qu'on a rarement rédigé un aussi joli portrait du continent sur lequel nous nous débattons :

I’m a dog shaped ashtray
I’m a shrugging moustache wearing a speedo tuxedo
I’m a movie with no plot
Written in the back seat of a piss powered taxi
I’m an imperial armpit, sweating Chianti

I’m a toilet with no seat, flushing tradition down
I’m socialist lingerie, I’m diplomatic techno
I’m gay pastry and racist cappuccino
I’m an army on holiday in a guillotine museum
I’m a painting made of hair, on a nudist beach
Eating McDonald’s
I’m a novel far too long, I’m a sentimental song
I’m a yellow tooth waltzing with wrap around shades on
Who am I? I am Europe

Et en version sonore, ça donne ceci :

09/06/2012

Numérisation des indisponibles : lettre de Bernard Blanc au Président

Pause.jpgDepuis quelques mois, la loi sur la numérisation des oeuvres indisponibles indispose bon nombre d'auteurs, dont je suis. J'ai déjà eu l'occasion de m'en expliquer à plusieurs reprises.
Ce matin, j'ai reçu copie d'une lettre adressée au nouveau Président de la République par Bernard Blanc.
Comme elle me semble aussi pertinente que bien tournée, je lui ai demandé l'autorisation de la diffuser ici. C'est donc avec grand plaisir que je vous la communique.
Et merci à Bernard pour ce joli courrier. J'espère de tout coeur qu'il recevra les suites qu'il mérite.

 

Lorgues, le 6/6/2012


Monsieur le Président,

Je vous parlais, hier, de la question des droits d'auteur qui bloquent la diffusion de chefs-d'oeuvre du cinéma français. Je vous fais confiance pour trouver une solution à ce problème. Hélas, cette même question empoisonne aussi l'existence des écrivains et des traducteurs littéraires.
En effet, la loi du 22 février 2011 permet désormais à une Société de perception et de répartition des droits, créée avec des fonds publics (on parle de 50 millions d'euros) d'assurer une rémunération aux éditeurs et aux auteurs grâce à la numérisation de tous les textes publiés avant le 1er janvier 2001 indisponibles en version papier. Cette société est autorisée à les remettre en vente et ce, sans que les auteurs ou leurs ayants-droit en soient informés. Il leur faudra surveiller régulièrement une base de données pour s'y opposer. Si le jour où l'une de leurs œuvres épuisée est numérisée ils sont en train de boire un coup à la plage ou de travailler à un autre livre en Sibérie, tant pis pour eux, ils n'avaient qu'à être plus vigilants ! À leur retour, à eux d'engager une procédure longue et coûteuse avec un bon avocat pour s'opposer à cette violation du droit d'auteur et du Code de la Propriété intellectuelle.
Bien sûr, il est essentiel d'assurer l'édition numérique de toutes les œuvres du XXème siècle. C'est notre patrimoine, et il doit rester à la disposition de tous. Mais pas sur le dos des auteurs ou de leurs ayants-droit ! Il n'est pas acceptable qu'un éditeur décide de ne plus exploiter une œuvre papier et soit rémunéré à égalité avec l'auteur quand un texte tombe sous la loi du 22 février 2011. En gros, le patron ferme l'usine, mais il continue à toucher un pourcentage sur l'allocation chômage de ses ouvriers – j'aimerais savoir ce qu'en pense Mr Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif !
Et si je décide de distribuer gratuitement un de mes livres dont j'ai récupéré les droits ? La société qui gère tous les textes indisponibles en version papier publiés avant le 1er janvier 2001 me fera un procès ? Monsieur le Président, on marche sur la tête, là. C'est l’auteur – ou, à défaut, ses ayants droit – qui décide seul d’une nouvelle diffusion de son œuvre. Tout éditeur – numérique ou papier – qui souhaite exploiter à nouveau l'œuvre en question doit d'abord lui proposer un contrat.
Le 22 février 2011, l'État français a légalisé le piratage. Je vous prie de demander à votre Ministre de la Culture (à laquelle j'envoie une copie de cette lettre) d'abroger tout simplement cette loi et de chercher, en concertation avec les auteurs et les éditeurs, un moyen plus décent de remettre en circulation les œuvres littéraires et les traductions introuvables en version papier.
Dans l'attente, recevez, Monsieur le Président, l'assurance de mes meilleurs respects.


Bernard Blanc

01/04/2012

15 jours pour écrire votre testament !

Ce n'est pas un poisson d'avril, il vous reste vraiment 15 jours pour rédiger votre testament et tenter de remporter... 5000 EUROS !

Tiens, tout d'un coup, cela devient plus alléchant, non ?

Il s'agit d'un testament fictif, un texte court qui présente la trace que vous aimeriez laisser derrière vous, ce que vous aimez dans cette vie, ce qui vous donne l'envie de vivre beaucoup et de mourir très peu...

concours d'écriture, testament, Jacques Mercier

Le concours est ouvert à toutes et tous, sans exception de nationalité, de notoriété ou de pointure de chaussettes : seul le texte est limité à 1500 mots et doit être libre de droits.

Un jury, présidé par Jacques Mercier (ah oui, vous l'aviez reconnu sur la photo qui illustre cet article), déterminera dans le plus parfait anonymat, le meilleur texte.

Attention, l'envoi doit parvenir pour le 15 avril...

Dépechez-vous : l'éternité vous attend mais il ne faut pas tarder.

Tous les détails surhttp://www.leplusbeautestament.be.

05/02/2012

Création de la Compagnie de lecteurs et d'auteurs (CLEA)

clea, reseau, lecteurs,auteurs,littérature,compagnie de lecteurs et d'auteurs,belgique,bruxellesComme je viens de recevoir un mail m'invitant à participer à la création de CLEA et que je ne suis pas disponible pour ce projet, je le partage avec vous en espérant que certains des lecteurs de ce blog seront intéressés.

Bonne lecture

Bonjour,


Nous avons le plaisir de vous annoncer la création de CLéA, Compagnie de Lecteurs et d'Auteurs. 

Le but de cette association est de permettre à des auteurs de faire lire leur manuscrit.
Il s'agira pour ceux-ci de bénéficier d'un regard extérieur sur leur texte mais aussi, dans certains cas,  d'un accompagnement dans un travail d'écriture/réécriture.

Notre première mission est de constituer une Compagnie de Lecteurs.
Nous sommes donc à la recherche de lecteurs enthousiastes, et curieux de découvrir de nouveaux auteurs. 
Ces lecteurs ne doivent pas disposer d'une formation littéraire mais d'une expérience personnelle, d'un goût pour la lecture (romans, nouvelles, récits de vie...). Il leur sera proposé de lire des manuscrits afin de communiquer à l'auteur d'une part un constat (parler de ce qu'ils ont lu)  et d'autre part leurs impressions personnelles (ce qu'ils ont ressenti lors de la lecture).   
Ce rôle de lecteur au sein de CLéA est accessible aux personnes qui, par ailleurs, sont aussi auteurs. Nous misons sur le fait que ce travail sur d'autres textes et les échanges qui en découleront leur donneront une expérience intéressante pour leur écriture personnelle.

Pour devenir membre de notre Compagnie, les lecteurs sont invités à participer à un atelier d'une journée, animé par Réjane Peigny.
Nous y expérimenterons divers outils utiles à la lecture de textes avec commentaires, et examinerons la charte de la Compagnie, destinée à garantir un cadre de qualité et de respect. Cette journée sera aussi l'occasion de faire connaissance avec les autres lecteurs
Une fois membre, le lecteur sera contacté par CLéA pour des demandes de lecture, qu'il est libre d'accepter ou de refuser, selon son intérêt pour le manuscrit et sa disponibilité.
Des réunions seront organisées pour permettre aux lecteurs de la Compagnie de partager expériences et réflexions; d'autres occasions leur seront offertes pour rencontrer les auteurs.

Si cette approche de la lecture et des commentaires, la découverte de textes, la rencontre avec d’autres lecteurs et avec des auteurs vous intéressent, nous vous invitons
à nous rencontrer  à la Foire du Livre (stand 114 Indications/Kalame où nous tiendrons une permanence de 14h à 16h les 2 vendredi mars (Réjane Peigny et Laurence Ortegat) et dimanche 4 mars (Laurence Ortegat et Sophie Coppens),
à participer à la réunion d'information qui aura lieu le lundi 5 mars à 18h, à Bruxelles.  Pour recevoir plus d'information sur cette rencontre, merci de nous envoyer un mail (compagnie.clea@gmail.com) ou de nous contacter par téléphone au 0474/198 428  (Laurence Ortegat, après 17h et le week-end).
 
Merci d'avance pour l'attention que vous porterez à ce projet et n'hésitez pas en parler autour de vous,

Laurence Ortegat
Réjane Peigny
Sophie Coppens
Amélie Dewez

 PS : pour illustrer ça, rien de tel qu'un bon vieux réseau téléphonique et électrique asiatique aérien.

13/06/2011

La rue Sébastien Bottin résiste à Gallimard

#ruebottin, Gallimard, Actualitte, littérature, Sébastien Bottin, rue, J'ai d'abord cru que c'était un gag, comme il en circule beaucoup sur le Net, mais après vérification, il semblerait bien que le projet soit réel : ce 15 juin, la ville de Paris compte rebaptiser la rue Sébastien Bottin, où les Éditions Gallimard ont leur siège, en rue Gaston Gallimard.

 

Le projet est hallucinant : le nom de l'inventeur du bottin (de l'annuaire, donc, des pages blanches, des pages jaunes, des pages d'or...) serait détrôné par celui d'une marque commerciale.

 

Pourquoi pas rebaptiser les places de la gare de toutes les villes de France par un beaucoup plus joli place de la SNCF, mieux encore, par de plus éloquents esplanade TGV, tunnel Lunea ou boulevard Thalys ? Une promenade Airbus, me semblerait tout indiquée ensuite, ou un square L'Oréal, pardon Lilane Bettencourt, dont on reparle un peu, par les temps qui courent.

 

Allez, ne soyons pas grincheux, la ville de Paris a bien le droit de choisir le nom de ses rues. Mais je gage qu'un lobbying forcené amènera bientôt les autorités à trouver une allée Lagardère pour l'un des principaux concurrents du roi des éditeurs, qui doit être bien jaloux...

 

En attendant la manifestation du 15 pour réclamer le maintien de la mémoire de Sébastien Bottin, on peut consulter le fil twitter #ruebottin et le blog consacré au sujet sur actualitte.

 

PS : le logo a été créé par l'occasion par le Studio Walrus, salut à eux !