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28/06/2015

Vingt ans après, le ciel est-t-il toujours trop bleu ?

L'hèbe, ciel bleu trop bleu, Nicolas AncionIl y a vingt ans, je publiais mon premier roman, « Ciel bleu trop bleu » aux éditions de l'Hèbe, en Suisse. C'était l'un des tous premiers titres de la maison, qui a tenu le cap et construit un beau catalogue depuis, porté par l'enthousiasme inaltérable d'Eleonora Gualandris et Jean-Philippe Ayer.

 

Vingt ans plus tard, les éditeurs m'invitent dans le Val-de-Charmey (la magnifique vallée de Gruyère où ils ont établi leurs bureaux) pour écrire pendant vingt-quatre heure en direct un roman qu'ils publieront cet automne, pour la rentrée littéraire.

 

C'est mon cinquième marathon d'écriture et, après quatre villes sur trois continents, c'est la première fois que je vais écrire dans un cadre champêtre, au pied des alpages... notamment en extérieur sur la terrasse en bois brut du musée de Charmey.

 

Le cadre est monumental, la vallée aux milles nuances de vert s'étale entre les pics ensoleillés. Et pourtant, ces derniers jours, les information déversent dans nos esprits des torrents de haine, d'angoisse et de violence. Comment concilier ces deux réalités : d'un côté la force paisible d'une nature qui semble avoir traversé les siècles sans souffrir et de l'autre les attaques aveugles qui ont transformé ce début d'été en cauchemar pour des centaines de famille en Tunisie, en Angleterre, au Burundi, en France, au Koweït, comme la semaine dernière aux États-Unis et ailleurs, presque chaque jour ?

 

Comment écrire en faisant fi de tout cela ? N'est-il pas important, justement, d'y répondre ? De montrer que la littérature n'est pas en dehors du monde et du temps, mais en plein cœur, là où les choses sont compliquées et inconciliables, parce qu'elle se nourrit des contradictions, des questions sans réponse et des hypothèses indémontrables, en tenant d'esquisser une voie oblique, une ligne de fuite, une solution imaginaire à un problème si complexe que nul ne parvient à le formuler.

 

J'aimerais que les mots parviennent à tracer un étroit sentier paisible au sein du grand chaos du monde ce dimanche soir, ou plutôt d'ici lundi à 17h, quand je mettrai le point final à ce roman dont je ne sais encore rien, si ce n'est qu'il s'écrira en direct et que vous pourrez le lire ici-même, dans ce cadre :

 

Si vous avez envie de le lire, n'hésitez pas. Et si vous avez l'occasion de m'envoyer un commentaire, un petit coucou pendant la rédaction, vous me ferez le plus grand des plaisirs.

 

A très vite, qui sait ? Et bonne lecture !

06/02/2015

Premier marathon d'écriture en équipe à Berlin

Ce samedi 7 février à midi précise, sera donné le départ du marathon « La littérature sur le Ring ». Durant 24 heures, pas une de plus, pas une de moins, nous serons sept écrivains à écrire en direct, à bord des trains des lignes S41 et S42, qui tournent en rond autour de la ville.

En direct donc, car les sept textes seront accessibles sur Internet, via le site de l'opération (et mon roman, pour simplifier les choses, sera lisible dans le cadre au bas de cette note de blog).

 

Berlin, 24h chrono, marathon, roman, écriture

 

Qu'écrirons-nous exactement ?

Comme il y a sept réponses différentes à cette question (joli exemple d'homophonie, dans ce début de phrase), je ne peux vous livrer que la mienne : je n'en sais encore rien, c'est tout le plaisir.

 

Je sais juste que ce sera un roman et qu'il commencera par cette phrase :

« – J'aurais dû être poète. »

 

Si vous voulez avoir une idée de ce qu'on peut écrire en 24h chrono et vous découvrez ce blog, vous pouvez aller lire ce que j'ai raconté sur mes marathons à Bruxelles, New York et au Vietnam, avant, pendant et après.

 

Pour le reste, un peu de patience : dès demain midi, la suite sera lisible ici bas.

 

Qui sont les 7 salopards ? (ou les 7 mercenaires bénévoles)

Les voici dans le désordre :

  • Amélie Vrla (FR)

  • Nicoletta Grillo (IT)

  • Robert Klages (DE)

  • Patrick WEH Weiland (DE)

  • Nikita Afanasjew (RU)

  • Neil Jomunsi (FR)

  • ah oui, et moi aussi (BE)

Vous ne les connaissez pas ? L'occasion est parfaite de vous plonger dans leurs textes en français sur le site Littérature sur le Ring, puis d'explorer leurs textes en direct pour réviser votre allemand et rafraîchir votre italien.

 

Berlin, 24h chrono, marathon, roman, écritureQuoi d'autre ?

Demain, il devrait geler ferme toute la journée. C'est l'attente sur le quai qui sera pénible.

 

D'après ce qu'on m'a dit, le train met une heure pour revenir à son point de départ, nous pourrions donc, au mieux, faire 24 fois le tour de la ville, pendant que la terre aura accompli une seule rotation complète.

 

C'est mon quatrième défi de ce type, mais c'est la première fois :

1. que je ne serai pas seul pour écrire (à Hanoï et Ho Chi Minh Ville, deux traductrices travaillaient en direct à mes côtés, mais elles ne racontaient pas d'autres histoires) ;

2. que j'écrirai un roman complet dans un engin motorisé sur rails ;

3. que je n'aurai pas de prise électrique pour brancher mon portable (je devrai régulièrement me réfugier dans des cafés ou autres pour charger ma batterie) ;

4. que je me sentirai responsable pour les 6 inconscients qui se sont laissés entraîner à ma suite dans ce projet toujours aussi dingue et amusant.

 

J'espère que vous aurez envie de lire les textes, de les commenter, de nous envoyer des petits signes de vie à travers les réseaux sociaux.

 

Alors, si vous lisez cette note entre samedi 7 février 2015 à midi et le dimanche 8 à la même heure : plongez-vous dans le texte qui suit et envoyez des commentaires via Twitter (@nicolasancion). J'y utiliserai le mot-clef / hashtag #ringbahn et sur Facebook, sur ma page et vous y trouverez les détails pratiques pour joindre les sept auteurs d'un coup sur un vieux chat (total retro à la mode IRC 1995).

 

Et les commentaires ci-dessous sont ouverts, bien entendu. Je vous laisse, je file au lit, je dois me reposer avant la nuit blanche.

 

À demain, j'espère et bonne lecture !

 

30/09/2014

Deuxième partie du marathon au Vietnam

Ho Chi Minh Ville, Hanoi, 24h chrono, roman, marathon, écriture, performanceC'est reparti.

Ce mardi 30 septembre, de 8h à 20h, je rédige la seconde moitié du roman "Un léger vent de panique", que j'ai commencé jeudi dernier, à Hanoï. Cette fois-ci, je suis en direct de la librairie-bibliothèque-café des éditions Nha Na, à Ho Chi Minh Ville.

Comme d'habitude, le roman est lisible en direct ci-dessous et tous vos commentaires sont les bienvenus.

Envoyez-moi vos impressions, je serai ravi de vous lire pendant et après le marathon.

 

Bon amusement !

 

Et si vous cherchez la traduction vietnamienne simultanée, elle est ici :-)

Sur la photo, vous pouvez voir Nhung et Minh en plein travail pour convertir en bon vietnamien les bêtises que je raconte en mauvais frenchie.

25/09/2014

Vingt-quatre heures, c'est deux fois douze heures

Je suis au Vietnam pour fêter la sortie de la traduction en vietnamien de mon roman "Quatrième étage" (qui, puisqu'il est bien traduit, s'appelle ici "Cinquième étage", vue que le rez-de-chaussée est appelé premier, comme aux Etats-Unis - j'espère que vous avez suivi, sinon ce n'est pas grave) et j'en ai profité pour me lancer dans un nouveau marathon d'écriture.

Je rédige à nouveau un roman en 24h chrono, mais cette fois, pour varier les plaisirs, en deux fois 12 h, à Hanoï (le 25/9) et à Ho Chi Minh Ville (le 30/9).

Si vous voulez lire le roman, c'est gratuit et c'est en intégrale ici :

Amusez-vous bien et n'hésitez pas à laisser vos commentaires. Ils pourront être utiles pour l'écriture de la seconde partie.

30/05/2013

Running to New York : a novel written in 24 hours

Hi !

As you may know, I've been writing a novel in public in New York in 24 hours. I wrote it in French but a miracle happened and you may now read the English translation of the novel.

Enjoy !

 

29/05/2013

24h chrono : le roman en cours d'écriture, en direct de New York !

Et voici, ci-dessous, l'intégralité du roman en cours d'écriture dans le carde des 24h chrono, depuis New York

Pour en savoir plus sur cette aventure d'écriture, qui durera jusqu'au 30 mai à 16h, heure de NY, suivez-moi sur Twitter (@nicolasancion) ou suivez le mot-clef #24lit.

A très vite !

25/06/2012

Je suis l'Europe

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Chilly Gonzales, en 2010. Et, chaque fois que je tombe sur la chanson par hasard sur Deezer, les paroles me trottent dans la tête, alors je vous les refile, parce qu'on a rarement rédigé un aussi joli portrait du continent sur lequel nous nous débattons :

I’m a dog shaped ashtray
I’m a shrugging moustache wearing a speedo tuxedo
I’m a movie with no plot
Written in the back seat of a piss powered taxi
I’m an imperial armpit, sweating Chianti

I’m a toilet with no seat, flushing tradition down
I’m socialist lingerie, I’m diplomatic techno
I’m gay pastry and racist cappuccino
I’m an army on holiday in a guillotine museum
I’m a painting made of hair, on a nudist beach
Eating McDonald’s
I’m a novel far too long, I’m a sentimental song
I’m a yellow tooth waltzing with wrap around shades on
Who am I? I am Europe

Et en version sonore, ça donne ceci :

Achève-moi sur le bord de la route

Quand on écrit les premières lignes d'une histoire, on sait rarement comment elle va finir. On met les personnages en place, on leur jette deux ou trois bâtons dans les roues, puis on les regarde se débattre et s'en sortir tant bien que mal.

Lors de la première rencontre au Collège Pasteur de Lavelanet, j'ai proposé aux élèves d'inventer la suite d'une de mes nouvelles et de l'achever à leur manière.

Ils sont tous partis de la même situation : un personnage marche la nuit sur le bord d'une nationale, un bidon d'essence à la main. Il se dirige vers une station-service et pourtant son bidon n'est pas vide.

Que fait-il là ? Quel idée a-t-il en tête ? Comment s'est-il retrouvé dans pareille situation ?

Voilà quelques unes des questions auxquelles les élèves de Lavelanet ont répondu, à travers leurs histoires à rebondissements et à révélations. À vous de découvrir leur travail, à présent, si le cœur vous en dit. J'aime autant vous mettre en garde tout de suite : ces filles et ces garçons ne manquent pas d'imagination, vous vous embarquez pour un redoutable voyage !

Achève-moi sur la route.pdf

Atelier d'écriture, Lavelanet,

Bonnes lectures ! Vos commentaires sont les bienvenus sous cette note, surtout si vous avez envie de féliciter les auteurs en herbe...

SUITE : les textes écrits par les élèves ont été lâchés dans la nature à Lavelanet, notamment accrochés à des ballons gonflés à l'hélium. Voici la photo :

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PS : A la fin du recueil, vous pourrez aussi découvrir la fin de la nouvelle que j'avais imaginée de mon côté. Ce texte, ainsi que sept autres, servait de démarrage à un concours d'écriture intitulé Achève-moi. Pour plus d'infos, n'hésitez pas à visiter : www.achevemoi.be

PPS : les ateliers d'écriture et la rencontre ont eu lieu au printemps 2012 dans le cadre de l'opération "A l'école des écrivains" coordonnée par la Maison des Ecrivains. Plus d'infos ici !