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24/06/2014

Figure d'auteur

bear.jpgLe titre n'est pas bon, je le reconnais tout de suite. Je n'ai pas envie d'en chercher un autre dans l'immédiat, désolé, c'est le contenu de cette note qui m'intéresse, pas son titre.

Et si j'écris ce matin (NdA : cette note a en réalité été écrite il y a deux ans et jamais publiée, je viens de la lire et de décider de la publier en 2014, tout colle assez bien, sauf l'allusion à ce matin, désolé, ce n'est plus le même) c'est à la suite d'une série de questions qui portent sur l'auto-édition, autour du refrain très souvent repris ces derniers temps :

« Que pensez-vous de l'auto-édition ? »

ou

« Que pensez-vous de l'édition à compte d'auteur ? »

 

Avant l'ère numérique, ma position était très claire : pas question de payer pour publier un livre. Si un éditeur demande à l'auteur de contribuer, c'est qu'il ne fait pas son métier, point final. Le débat s'arrêtait là. Par conséquent, un auteur qui acceptait le compte d'auteur ou l'auto-édition, à mes yeux, était un sous-auteur, un réprouvé ou un imbécile, soit qu'il avait été refusé partout et finissait par payer pour imprimer lui-même son texte, soit qu'il était trop bête pour comprendre la farce éditoriale dont il était le dindon.

En clair, donc :

avant, c'était très simple

Compte d'auteur = arnaque

Auteur auto-édité = pigeon

Livres auto-édités = bouquins à éviter

 

Précisons tout de même : si je méprisais complètement les ouvrages publiés par cette voie, je n'encensais pas pour autant tout ce qui était publié à compte d'éditeur, je vous rassure. Il s'imprimait bien des merdes à bon nombre d'exemplaires, là n'est pas la question, d'ailleurs

Depuis l'arrivée d'Internet et des outils de diffusion en ligne, tout cela s'est compliqué. Dès 1997, j'ai ouvert mon site (à l'époque, hébergé gratuitement sur Geocities.com, jusqu'à ce que l'hébergeur disparaisse avec tout mon contenu en ligne puis sur iBelgique.com, où l'histoire s'est répétée) et j'ai publié des textes en ligne. De fait, je m'auto-éditais pour ces textes-là. Je ne vendais rien du tout, je me contentais de diffuser, d'offrir, de partager.

Et là, tout d'un coup, ça ne m'embêtait pas d'être à la fois l'auteur et l'éditeur. Fallait surveiller l'orthographe, lire et relire, prendre de la distance et, bien entendu, tendre l'oreille pour tenir compte des commentaires des nombreux lecteurs en ligne. La masse de lecteurs remplaçait efficacement les compétences des quelques lecteurs professionnels d'une maison d'édition qui nettoient les textes avant leur publication.

Pourtant, aujourd'hui, quand je vois nombre d'auteurs publier eux-mêmes leur romans en ligne, sur Amazon, sur l'Apple Store, sur leurs sites, leurs blogs et passer leurs journées à faire de la pub sur les réseaux sociaux, je sens qu'il manque quelque chose d'essentiel.

Non, pas l'éditeur. Franchement, avec une bonne équipe coopérative (voir l'édition interdite de Crouzet, par exemple), on peut réunir les mêmes compétences pour retravailler le texte.

Non, ce qui manque, c'est la figure d'auteur.

J'ai déjà expliqué en détail qu'à mes yeux un auteur n'est pas simplement une femme ou un homme qui écrit (relisez cette note, tiens, par exemple), qu'il faut autre chose aussi.

 

Je pense surtout qu'un auteur n'est pas un vendeur de livres. Ni hier ni aujourd'hui. L'auteur est celui qui rédige le texte, qui le pense, qui le mûrit, qui le triture, qui le pétrit puis qui le polit.

Qui le lit par la suite, qui en discute, qui le défend.

Mais jamais celui qui le vend, non.

 

Les gens qui vendent des livres sont des libraires et des éditeurs.

Les auteurs écrivent des textes.

 

Les auteurs aiment les donner à lire mais ils ne sont pas là pour les commercialiser.

Cela me semble du moins incompatible avec la figure de l'auteur, ce petit conglomérat imaginaire de qualités qui constitue un écrivain à mes yeux.

Quelles qualités devrait-on y trouver ?

En vrac :

- la distance et le recul par rapport au monde ;

- le bonheur d'écrire ;

- le plaisir de discuter de mots, de langue, d'histoires, de personnages et de bouquins ;

- l'attention aux rythmes secrets qui secouent les phrases, au trébuché des mots, à la saccade des idées et au déferlement des images ;

- le goût du partage, de la discussion, de l'approximation et du paradoxe qui aident à mieux cerner l'inconnu, à apprivoiser l'inacceptable ;

- un culte infini pour les histoires et leur magie toute puissante ;

- la certitude permanente d'être un incapable qui fait de son mieux ;

- et ainsi de suite...

 

Nulle part, là-dedans, je n'ai envie de faire rentrer des compétences commerciales. Un auteur n'est pas un bon vendeur, en tout cas pas un bon vendeur de ses propres œuvres.

Autant un auteur peut me donner l'envie d'en lire un autre (rien de plus contagieux que la passion d'un auteur pour l'œuvre d'un autre écrivain), autant, l'auteur en séance d'auto-promotion, forcé de souligner son propre génie me dégoûte, me repousse, me terrifie.

L'auteur n'est pas là pour encenser son propre travail. Il est là pour douter de ce qu'il fait et tenter d'améliorer ses textes. Il ne s'engage pas à vendre davantage à chaque nouveau titre, il s'engage juste à aller plus loin plus profond et plus fort. A aller là où il n'est jamais allé lui même.

Il écrit mais ne vend pas.

Il peut partager, offrir, échanger. Pas promouvoir.

Voilà pourquoi j'ai tant de mal aujourd'hui avec les auteurs auto-édités : leurs manœuvres pour pêcher les lecteurs (pour attirer le chaland, pour accroître leur chiffre d'affaire) sont incompatibles avec l'image que je me fais d'un auteur. Elles les discréditent définitivement à mes yeux.

Arrivé au bout de cette note, je me rends compte que je ne sais toujours pas vraiment ce qu'est un auteur. Dans mon cas, c'est sans doute tout simplement quelqu'un qui parle trop.

Un bavard.

Oui, c'est ça, un bavard qui, incapable de se taire, fait passer son vice pour de la littérature.

11/06/2014

Deux rencontres à Bruxelles

Allez, zou, deux invitations d'un coup, pour deux rencontres gratuites, ce jeudi et ce vendredi à Bruxelles :

Je donnerai ce jeudi une conférence autour des dépendances chez les jeunes et des moyens de les prévenir pour les parents et les proches. La conférence aura lieu le jeudi 12 juin, à 20h00 dans la cantine des élèves, bâtiment Van Houtte à l’école européenne d’Uccle

Au départ de cette réflexion, un constat : nous sommes tous dépendants. Certains le sont au travail, d’autres à la cigarette, au café, aux vêtements, aux textos ou à des substances un peu plus dangereuses. Comment parler de la dépendance avec les jeunes, sans tomber dans les clichés ? Comment les aider à prendre conscience de leurs propres habitudes sans les juger et sans rompre le contact ?

A partir de deux expériences d’écriture avec et pour les jeunes, en collaboration avec l’Asbl Infor-Drogues, Nicolas Ancion abordera ces questions et proposera des pistes concrètes pour permettre un dialogue sur des sujets difficiles. On y parlera donc notamment de "J'arrête quand je veux", déjà publié et de "En mille morceaux", bientôt chez votre libraire...

Le lendemain, rebelote à Bruxelles, pour le lancement du Pape a disparu :

2 nouveaux romans paraissent en version PAPIER et NUMÉRIQUE chez ONLIT Editions :

> "Le Pape a disparu" de Nicolas Ancion <
> "Sur la grue" d'Olivier Bailly <

À cette occasion, ONLIT Editions et le Cinéma GALERIES ont le plaisir de vous inviter à une soirée de lancement en présence des auteurs !

Au programme : rencontres, dédicaces, drink, food & musique...

En pratique :
Vendredi 13 juin 2014, de 19h à 23h
Cinéma Galeries
Galerie de la Reine, 26 à 1000 Bruxelles

Venez très nombreux et amenez les copains dans vos poches !

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10/06/2014

Trois sorties d'un coup !

Cela fait de très longs mois que je n'ai pas publié sur ce blog.

Est-ce grave ? Pas du tout. Personne ne s'est plaint, pas même les spammeurs qui viennent régulièrement pourrir les commentaires avec la promotion de leurs savonnettes érectiles et de leurs prêts à tempérament.

Mais bon, là, trois livres sortent en même temps en librairie. Je m'en voudrais de ne pas partager cette info ici. Et comme les éditeurs font très bien la retape pour les livres que j'écris, je leur cède la parole et me retire sur la pointe des pieds...

 

Nicolas ancion, new york, 24h chrono, didider fle,New York 24h chrono - Didier FLE

 

Miguel mène une vie paisible à Carcassonne, dans le Sud-Ouest de la France. Il aime les vieux livres et le bon vin. Courir aussi. Longtemps. Mais voilà qu’un jour, il reçoit une lettre étrange : à condition de retrouver sa cousine à New York, il pourrait faire un très gros héritage. Sans réfléchir, Miguel se lance dans l’aventure. Il n’est pas au bout de ses surprises…

Un roman noir, énergique et plein d‘humour par l’auteur de
La cravate de Simenon. Ce texte a été entièrement rédigé en 24h de marathon d'écriture en direct, du 29 au 30 mai 2013 à New York.

Numérique | 7,49 euros | 9782278079711
Papier | 9,50 euros | 978-2278079704
Nombre de pages : 96

Version audio offerte.



La pape a disapru, onlit, nicolas Ancion, roman, parodieLe Pape a disparu - éd. ONLiT

 

Toujours ardent, enthousiaste, prêt à se lancer dans les plus folles aventures, le premier pape belge, Ernest Ier, est un héros moderne et dynamique dont les aventures palpitantes font rêver bien des jeunes filles. Et bien des jeunes hommes… Cette fois, cependant, le Pape semble s’être laissé entraîner trop loin. Son attitude insolite inquiète ses amis et bouleverse son confident, le Cardinal Vertupoint. Le Pape se voit soupçonné d’hypocrisie et même surveillé par la police. Et brusquement, alors que tout semble rentrer dans l’ordre, surgit la catastrophe : le Pape a disparu !

Numérique | 5,99 euros | 978-2-87560-019-6
Papier | 12 euros | 978-2-87560-049-3
Nombre de pages : 144

Version Numérique offerte à l'achat du livre papier



Les ours n'ont pas de problème de parking, espace nord, nicolas ancion, dortoirLes ours n'ont pas de problème de parking - Espace Nord

Un hold-up entre les fêtes tourne mal. Un vieux monsieur abandonne sa boîte à tartines. Le prisonnier le plus célèbre du royaume s’évade. Un chien en peluche part à la recherche de sa mère inconnue. Un gardien de but est mis hors d’état avant le match de foot. Un téléphone se fait écraser en pleine nuit sans témoin. Le Père Noël a des états d’âme. Un chat sans moustaches erre dans la cuisine. Après avoir lu des histoires pareilles, qui prétendra encore que les ours n’ont pas de problème de parking ?

Les ours n’ont pas de problème de parking est ici suivi du Dortoir, fragments qui sont autant de descriptions de chambres et de leurs occupants.

Papier | 8,50 euros | 9782930646831
Nombre de pages : 208

 

04/07/2013

Courir jusqu'à New York, retour sur un marathon d'écriture

Les semaines ont filé depuis mon retour de New York et je n'ai pas encore pris le temps d'écrire mes impressions à la sortie du marathon.

Il est grand temps que je le fasse car le roman que j'ai écrit en 24h disparaît à présent des écrans. Il refera surface, en mai 2014, en librairie (papiers et numériques) dans la collection Mondes en VF des éditions Didier, sous forme d'un petit bouquin destiné aux étudiants qui apprennent le français à travers le monde, après un gentil toilettage (que je n'ai pas encore commencé).

A propos de commencer, justement, voici une photo prise précisément au départ du marathon :

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C'était dans le premier lieu d'écriture, la splendide bibliothèque du Fiaf (French Institute - Alliance Française), sur la 60e rue. J'y suis resté de 16 à 20h, ne quittant les lieux qu'à regret au moment de la fermeture pour descendre la 5e avenue (où j'ai eu la chance d'apercevoir un splendide soleil rougeoyant, comme la piètre photo ci-dessous permet de l'imaginer, cliquez dessus pour la voir en grand)

Owly Images

Je me suis alors installé de 20 à 23h dans la New York Public Library (sur la 5e avenue), non pas dans le bâtiment historique de style néo-classique qu'on voit dans des centaines de films mais dans l'antenne en face, où les salles de lectures étaient remplies de nouillorquais silencieux, plongés dans d'épais bouquins à la couverture cartonnée (on dit toujours que tout est plus gros aux USA : les portions de bouffe, les voitures, les boissons, mais on oublie que leurs romans aussi sont gonflés, avec leurs reliures cousues et leur dos cartonnés, ils ont des gueules de dictionnaires).

A la fermeture, j'ai migré jusqu'à mon hôtel sur la 26e rue, où j'ai écrit jusqu'après l'aube. Voici une photo prise au milieu de la nuit :

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En effet, à 8h du matin, je suis parti rejoindre le stand EBK à la BookExpo America - le salon du livre de New York, que je n'ai plus quitté jusqu'à 16, fin du marathon. Pour l'anecdote, je dois tout de même raconter qu'à mon arrivée il n'y avait pas de connexion Internet disponible et que l'écran derrière ne fonctionnait pas. L'écran, je pouvais m'en passer mais la connexion, quand on partage le manuscrit en direct via Google Docs, c'est plus embêtant.

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J'ai mis le mot fin en bas du roman après 23h30 d'écriture non stop (après ça, j'ai modifié quelques passages plus haut dans le texte pendant la dernière demi-heure, sans avoir le temps de tout relire). Au final, le roman compte 81609 signes. 6000 de plus que lors de ma première aventure à Bruxelles en 2010.

Pendant la rédaction, j'ai reçu des centaines de tweets et de commentaires sur Facebook. Je me suis beaucoup amusé, j'ai été touché par de nombreux messages et par les encouragements venus de l'autre bout du monde.

Je ne vais pas raconter tout en détail, juste l'anecdote la plus émouvante : un vieux copain d'université, aujourd'hui prof dans une école au public classé "difficile" à Liège, en Belgique, a donné à lire à deux de ses classes le roman en chantier. Pas tout le texte, puisqu'il n'était pas achevé, mais son démarrage. Les élèves ont commenté l'histoire, Stéphane m'a envoyé les commentaires et m'a expliqué que ses deux classes voulaient changer de livre pour la lecture de fin d'année. Ils voulaient lire "Courir jusqu'à New York" à la place du roman programmé.

Et pendant ce temps-là, moi, j'écrivais la suite du roman, à quelques milliers de kilomètre de là, avec six heures de décalage.

Je profite de cet espace pour remercier les touiteurs, fessebouquiens et journalistes qui m'ont soutenu : Olivier Quelier, Pierre Ménard, Céline Samperez-Bedos, Marcel Sel, Muriel-Adrienne Bergoens-Lafontaine, Sandra Benedetti, François Bon, Canan Marasligil, Enouyhab, Erik Dagonnier, Juan Godbille, Marion Sabourdy, LA librairie Libris Agora, Eric Neu, Lise Capitan, Vanessa Herzet, Camille de Marcilly, Clarence Jameson, Philippe De Camps, L'étagère, acidtest, Françoise Chatelain, Le Soleil Népalais, Thierry Crouzet, Eric Lange, Francis Royo, Bulles de mer, Elisa Boulard, Amélie, Pierre Maury, Iron Diez-L, Suraj Shakya, Wallonie Bruxelles Internationl, Julie Cadilhac, Nicolas Vidal, Natalia Arribas, Benjamin Hermann, Baudouin Van Humbeeck, Anneka Bodoko et, en toute première ligne, Sophie Garrayoa, Myriam Louviot, FO Laferrère, Cécile Jodlwoski-Perra, Clément Cordesse et Katia Grau, sans qui rien de tout ceci n'aurait été possible.

Enfin, pour mémoire, voici quelques uns des échos que j'ai repérés sur le web :

Une fois l'écriture achevée : L'Indépendant - Vers l'Avenir - La Libre Belgique - Communiqué de l'agence Belga (ici sur Le Soir) - ID BOOX - Journal d'un lecteur

 
Pendant le marathon : Vers l'Avenir - Mister Emma


Avant le démarrage de l'écriture : Actualitté - Bibliobs - BSC News - La Dépêche du Midi
 

30/05/2013

Running to New York : a novel written in 24 hours

Hi !

As you may know, I've been writing a novel in public in New York in 24 hours. I wrote it in French but a miracle happened and you may now read the English translation of the novel.

Enjoy !

 

29/05/2013

24h chrono : le roman en cours d'écriture, en direct de New York !

Et voici, ci-dessous, l'intégralité du roman en cours d'écriture dans le carde des 24h chrono, depuis New York

Pour en savoir plus sur cette aventure d'écriture, qui durera jusqu'au 30 mai à 16h, heure de NY, suivez-moi sur Twitter (@nicolasancion) ou suivez le mot-clef #24lit.

A très vite !

27/05/2013

24h chrono, chapitre 2 : le marathon de New York !

New York, écriture, Editions Didier, défi, marathon,Mondes en VF, Nicolas AncionEn mars 2010, j'avais eu le bonheur de m'enfermer pendant 24h à la Foire du Livre de Bruxelles pour y rédiger en direct un polar. Le marathon était lisible par tous sur Internet. Avant de me lancer dans ce défi, je ne savais pas si j'arriverais au bout du manuscrit. J'y suis parvenu et j'ai adoré ça.

 

Du coup, ce 29 mai, je remets ça : je vais tenter d'écrire en 24h sans dormir un roman policier. Le défi est de taille car, cette fois, le roman destiné à un lectorat bien précis : les lecteurs qui apprennent le français à travers le monde. Le roman paraîtra en effet à l'automne dans la collection Mondes en VF des éditions Didier FLE (là où vous pouvez déjà trouver "La cravate de Simenon".

 

Mais vous n'aurez pas à attendre jusque là pour découvrir le manuscrit. Dès la première minute d'écriture (comprenez par là dès 16h le 29 mai 2013, heure de New York) et jusqu'à la dernière (24 heure plus tard, vous l'avez deviné), vous pourrez lire en temps réel le texte que j'écris, en consultant cette page web : http://www.mondesenvf.fr/evenement.html. Je ne choisis pas ce qui est publié sur cette page : c'est du direct sans filtre. Vous lisez exactement la même chose que j'ai sous les yeux dans mon traitement de texte. Avec les errances et les fulgurances, les retours en arrière et les bonds en avant, selon la fatigue et l'humeur du moment.

 

Je sais que je commencerai l'écriture dans les bâtiments de l'Institut français de New York (jusqu'à ce que les gardiens de nuit ne m'expulsent), que je prolongerai alors l'écriture là où je trouverai du wifi (et du café, ce qui réduit les choix de hotspots) avant d'aboutir à l'aube dans le salon BookExpo America, où je courrai rédigerai la fin du roman jusqu'à 16h.

 

Que vais-je écrire ? Je n'en sais rien encore et c'est pour cela que je me lance dans l'aventure. J'ai l'impression que dans ce petit roman il y aura New York, Carcassonne, une course contre la montre et des vêtements fabriqués au Bengladesh. Pour le reste, rendez-vous dans quelques heures.

 

Si vous avez envie de suivre les péripéties, les étapes et les retournements, vous pouvez aussi vous connecter sur Twitter (@nicolasancion, donc) ou sur Facebook (plus beaucoup de place pour de nouveaux amis sur mon profil, mais tout ce que je publie est public, suffit donc de consulter et de commenter).

 

Une fois la rédaction terminée, le livre numérique sera téléchargeable en ligne gratuitement en version pdf et epub2 durant 15 jours (http://e-fractions.com/telechargements/nicolas-ancion/).

 

Les éditions E-fractions distribueront à New York et dans leur réseau de libraires et de médiathèques en France des cartes et clefs USB vers la page web où télécharger le texte.

 

Puis, dans quelques mois, après travail éditorial, le roman sortira dans la collection Mondes en VF des Editions Didier, dédiée aux littératures francophones en classe de Français langue étrangère (FLE).

 

Cet événement barré est rendu possible par le soutien de nombreux partenaires, que je cite avec toute ma reconnaissance :

  • La région Languedoc-Roussillon
  • L'Institut Français de New York
  • Le Conseil Général de l'Aude
  • Languedoc-Roussillon Livre et Lecture
  • Les éditions Didier

 

12/02/2013

Ernest, premier pape belge et héros d'un roman que je n'ai pas écrit

En octobre dernier, les éditions ONLiT BOOKS publiaient mon roman « Le pape a disparu » en version numérique. Ce n'était pas le premier avatar de ce texte. Les lecteurs très fidèles, dotés d'une excellente mémoire, se souviendront peut-être que j'avais publié ce roman, par épisodes hebdomadaires, sur le défunt site de Luc Pire Electronique, entre 2000 et 2002.

Pendant dix ans, le manuscrit a dormi dans le disque dur de mes différents ordinateurs. Et pour cause : je n'avais pas les droits de diffuser ce texte. En effet, je n'en suis pas l'auteur.

Voilà, c'est dit. Vous pouvez arrêter ici la lecture et retourner à vos occupations favorites.

 

Pourquoi et comment je n'ai pas écrit « Le pape a disparu »

Pendant mon adolescence, j'ai beaucoup lu. J'ai notamment dévoré de nombreuses aventures de Sylvie, hôtesse de l'air, publiée dans la collection Marabout Mademoiselle par le très prolifique René Philippe. Sylvie, hôtesse de l'air de profession, était une jeune fille un peu naïve mais très dynamique qui vivait des aventures mouvementées, qui n'avaient rien à envier à celles, plus musclées et exotiques, que vivait Bob Morane, son pendant masculin, chez le même éditeur. C'était la littérature pour ados des années 60, j'en ai hérité quinze ans plus tard et l'ai dévorée avec grand plaisir.

Quand je suis retombé, un peu par hasard, à la fois sur un stock de livres des aventures de Sylvie soldé dans une vente de bibliothèque ET sur un ordinateur équipé d'un scanner et d'un logiciel de reconnaissance optique, une idée a germé dans ma tête : pourquoi ne pas scanner tout le texte d'un roman de René Philippe et le réécrire. J'ai très vite choisi une des toutes premières aventures de l'hôtesse de l'air et je me suis mis au travail. D'emblée, l'idée de remplacer l'héroïne par un autre personnage s'est imposée. Et qui, mieux qu'Ernest 1er, pape belge un peu naïf, pour remplacer la jeune Sylvie ?

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Un héros peut en cacher une autre

Voilà comment je n'ai pas écrit « Le pape a disparu ». J'ai réécrit tout le texte en changeant le héros, en triturant l'histoire pour qu'elle puisse coller au rythme de vie du Souverain Pontife et à ses amours secrètes pour le cardinal Vertupoint. D'un roman pour jeunes filles catholiques, on aboutit à un roman délirant pour lecteurs numériques.

Il faut que je remercie très vivement ici les enfants de René Philippe, sur lesquels j'ai réussi à retomber grâce à des pages de fans consacrées aux éditions Marabout. Ils m'ont très gentiment autorisé à publier mes délires et se sont montrés ravis que les romans de leur père soient encore bien vivants dans l'imaginaire de certains lecteurs.

 

Un pape belge ?

La question d'actualité, évidemment, est de savoir si le prochain pape s'appellera Ernest ou non.
Vous voulez mon opinion à ce sujet ?

Je m'en fiche. J'écris de la fiction, si la réalité lui court après, tant mieux. Elle ne la rattrapera jamais car l'imaginaire a toujours deux ou trois longueurs d'avance.

 

Enfin, un petit résumé du roman, pour vous allécher

Toujours ardent, enthousiaste, prêt à se lancer dans les plus folles aventures, le premier pape belge, Ernest Ier, est un héros moderne et dynamique dont les aventures palpitantes font rêver bien des jeunes filles. Et bien des jeunes hommes… Cette fois, cependant, le Pape semble s'être laissé entraîner trop loin. Son attitude insolite inquiète ses amis et bouleverse son confident, le Cardinal Vertupoint. Le Pape se voit soupçonné d'hypocrisie et même surveillé par la police. Et brusquement, alors que tout semble rentrer dans l'ordre, surgit la catastrophe : le Pape a disparu !

Le Pape a disparu n'est pas un simple roman, c'est un dérapage contrôlé permanent qui relit et réinvente la littérature pour jeunes gens telle qu'on l'écrivait dans les années 50.

"Le pape est belge, il est jeune et c’est un mec sympa. Il accepte de transporter chaque semaine, entre la France et la Belgique, un médicament pour la mère de Mady. Un problème de douanes complique les soins de la pauvre malade. Et les douanes, le pape, vous pensez bien… Le pape est soupçonné de trafic de drogue, puis d’avoir vendu la mèche. Tout ce qu’il faut pour disparaître. Et réapparaître ensuite, après des aventures fantaisistes enlevées comme un court feuilleton." Pierre Maury - Le Soir

Là-dessus, je vous souhaite bonne lecture !

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