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15/09/2009

Encore une blogueuse pillée par la presse

L'homme qui valait 35 milliards.jpgLa rentrée littéraire, c'est l'avalanche de bouquins, je veux bien.

La presse écrite, c'est la pression permanente pour boucler les articles à temps, je le comprends.

"L'homme qui valait 35 milliards" est un gros roman, il est un peu plus difficile à cerner que la publication annuelle d'Amélie Nothomb, je l'admets.

Mais de là à ce que la presse écrite se permette de pomper, par simple copier-coller, des phrases entières de la critique publiée par une blogueuse, tout de même, il y a un fossé que seule une absence totale de déontologie permet de franchir.

C'est ce qui est arrivé ce matin.

D'un côté, il y a la critique publiée par Carine Pires sur le blog Boookomaton, le 29 juillet, bien avant la sortie du roman. Ce fut même la première critique publiée au sujet de ce livre. De l'autre, il y a un article publié ce matin dans le quotidien belge "La Libre Belgique", sous le titre "Un enlèvement presque parfait" et signé Julie Gillet. Et entre les deux, il y a plus que des similitudes.

Je ne vais pas les relever ici par le menu, je vous renvoie à l'article publié sur Bookomaton, qui souligne et relève les similitudes qui ne sont tout sauf des coïncidences.

Je vous tiens au courant des suites, si cela vous amuse.

Le minimum, en tout cas, me semblerait de réclamer un droit de réponse pour que le journal cite la véritable source de l'article.

Ce qui m'étonne, ceci dit, c'est qu'en dehors de ces phrases entièrement pompées ailleurs, il en y a aussi quelques autres rédigées par la journaliste elle-même, notamment au sujet de la place de Liège dans le roman. La journaliste a donc lu le roman mais ça ne l'a pas empêchée de piller un article disponible en ligne. Pas une simple question de paresse ou de temps qui presse, donc, mais un vrai problème de déontologie sur laquelle on s'assied. Et c'est de plus en plus fréquent...

Et vous ? Ça vous choque ou pas, ces méthodes de plagiat (en tout cas de citation sans guillemets et citer la source) ?

 

Commentaires

"La journaliste a donc lu le roman et son article lui a demandé du travail."

Ou bien elle a pompé un autre blog et l'auteur ne s'en est pas encore rendu compte !
Je sais, je suis méchant, parfois...

Écrit par : Franck | 15/09/2009

Bien sûr que c'est choquant de recopier sans (au minimum) citer la source!
pas de risque que cela arrive sur le blog que je co-anime
( http://legaisavoirinteractif.hautetfort.com/ )

Écrit par : olivier | 15/09/2009

@ Franck : non, le risque est faible, je scrute attentivement le web, je pense repérer à peu près en temps réel ce qui s'écrit sur mes bouquins. Ou alors, c'est sur un réseau que Google et les revues de presse ne compilent pas : une note sur Facebook, sur LinkedIn ou autre. C'est possible, mais peu probable...
@ Olivier, je vais aller voir ça.

Écrit par : Nicolas Ancion | 15/09/2009

Ne te plains pas ... au moins, ils parlent de ton bouquin.
C'est pas donné à tout le monde !

Écrit par : toto | 15/09/2009

Il y a un droit à la citation. le problème c'est de ne pas indiquer ses sources. Dommage car avec Internet finalement tout finit par se savoir.
Je me souviens du cas d'un wanna-be-autor qui avait recopié sans vergogne des poésies sur le web pour participer à des concours (et il en gagna!) et que dire de travaux universitaires qui ressemblent à un patchwork de morceaux pris ici et là.
De l'originalité!
Deux petites citations: L'originalité consiste à essayer de faire comme tout le monde sans y parvenir. (Radiguet)
et
Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité. (Schopenhauer)

Avec beaucoup d'originalité, j'ai trouvé ces citations sur Evene.

Écrit par : Ferocias | 15/09/2009

Moi ça me choque comme méthode! D'abord parce que c'est du plagiat pur et simple (quelle déontologie!)... et que la journaliste en question est quand même payée pour rédiger des critiques. Mais cela me choque aussi et surtout parce que une critique copiée / collée de quelqu'un d'autre perd toute son utilité !!!

Ce qui est intéressant à lire plusieurs critiques d'un même ouvrage, d'un même album, d'un même resto,... c'est de pouvoir confronter et comparer les arguments et au final se faire sa propre opinion apres lecture, écoute,test,... et ici sa copie-critique ne sert absolument à rien à tout ceux qui ont déjà lu l'originale.

Écrit par : Viny | 15/09/2009

@ toto : je ne me plains pas du tout : je relève juste que la méthode est cavalière. Soit on reprend une phrase et on cite la source, soit on écrit un texte original. Le repiquage sans citation de la source, c'est du pillage.
@ Viny : c'est ça qui fait tout l'intérêt de la critique en ligne, on peut papillonner d'un avis à l'autre, confronter son jugement à celui des autres, découvrir les pistes qu'on a loupées dans un bouquin... bref, prendre du plaisir (et pas en voler ;-)
@ Ferocias : les citations d'Evene, elles m'aident souvent à retrouver la source d'une formule qui me trotte dans la tête.

Écrit par : Nicolas Ancion | 16/09/2009

Des excuses officielles viennent d'arriver dans les commentaires sur Bookomaton de la part de la journaliste.

Écrit par : Nicolas Ancion | 16/09/2009

L'actu en temps réel, impressionnant :-)

Écrit par : Bookomaton | 16/09/2009

La Gazette de Liège publie ce matin un rectificatif contrit, plutôt inhabituel pour la presse écrite. C'est tout à leur honneur :
http://www.lalibre.be/actu/gazette-de-liege/article/529388/plus-qu-une-erreur-une-faute.html

Écrit par : Nicolas Ancion | 17/09/2009

C'est qu'il y a peu de journalistes, beaucoup de copiistes. Encore heureux qu'en l'occurence le ou la journaliste a lu ton livre. Il est beaucoup plus fréquent ces jours-ci de tomber sur un ou une journaliste qui veut une interview sans lire le livre. Déontologie, oui, mais comment faire dans ton cas pour la faire entrer en jeu?

Écrit par : marc tiefenthal | 17/09/2009

>>La Gazette de Liège publie ce matin un rectificatif contrit, plutôt inhabituel pour la presse écrite. C'est tout à leur honneur

Écrit par : olivier | 22/09/2009

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