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19/10/2008

Accro aux concours

 

palme_d_or.jpgDurant mon adolescence, j'ai été pendant de longues années sous l'emprise d'une drogue bien plus dure que d'autres : les jeux et concours. C'était bien avant l'invention des numéros d'appel surtaxés et des sms, chaque semaine, je répondais sur carte postale ou par téléphone à des questions débiles, c'était la plupart du temps une question de vitesse plutôt que de connaissances, un abruti y serait arrivé, à condition qu'il ait le même entraînement que moi pour dévaler deux étages (et donc quatre volées de marches), atteindre au plus vite le téléphone (le sans-fil, à l'époque, c'était bon pour les chefs de chantier) sans oublier le numéro de téléphone, le composer, recommencer aussi vite, encore et encore jusqu'à ce que ça décroche enfin, lancer la réponse puis, le rythme cardiaque enfin apaisé, dicter son nom et son adresse.

J'ai gagné de tout et, surtout, de n'importe quoi : des montres (Gini, Swatch, Spirou), des posters, des places de cinéma, de concert, de théâtre, des vêtements, des voyages, de tout, vraiment de tout, en ce compris une permanente chez un coiffeur à 20 kilomètres de chez moi alors que je ne conduisais pas et que j'avais déjà les cheveux aussi courts que ceux d'un G.I.

Avec le temps et l'arrivée des concours payants, je me suis un peu calmé. Je me contente des concours de nouvelles, de temps à autres, pour le plaisir de faire lire mes textes de façon parfaitement anonyme.

Et voilà que je viens de participer au Prix Jean Lescure, un concours de nouvelles sur le thème du cinéma, dont le premier prix est un séjour au Festival de Cannes. J'ai remporté la sélection locale à Châteauroux et mon texte est donc en lice pour le round final à Paris. En attendant, j'ai déjà remporté le prix le plus râlant qu'on puisse imaginer pour un cinéphile comme moi, un laisser-passer d'un an dans un cinéma d'art et essai à... 500 kilomètres de chez moi (4h34 dans chaque sens, d'après Viamichelin).

Un an gratos au Cinémovida sans pouvoir en profiter... Absurde et frustrant.

Mais le prix n'est pas perdu pour tout le monde.

Je m'en vais organiser ici un concours réservé aux blogueurs et internautes de la région Châteauroux. La gagnant recevra mon laisser-passer et pourra s'enfiler toiles sur toiles à ma place.

Rendez-vous mardi sur ce blog pour le concours en vue de gagner un an de cinéma gratuit à Châteauroux !

17/10/2008

Trois lézards pour six chez Averbode

récitsexpress.jpgJe viens d'apprendre, avec beaucoup de plaisir, que c'est Patrick Chenot qui illustrera "Trois lézards pour six", le mini-roman en forme de blog que j'ai écrit pour la collection Récits-Express publiée par Averbode. Le bouquin sortira en janvier et on ne le trouvera pas dans les bonnes librairies, désolé, c'est réservé aux abonnés.

Je vous en dis quand même un peu plus, vu que vous ne pourrez sans doute pas le lire avant longtemps : l'histoire raconte comment une bande d'adolescents (ils sont six, comme dans le titre) se font descendre les uns après les autres par trois extraterrestres (ce sont les lézards du titre) qu'ils ont eu le malheur de surprendre à la sortie de leur soucoupe volante, une nuit dans les bois.

Coïncidence amusante, le Tiers-Livre publie justement un article qui s'étonne que ni Blanchot ni Bataille ne se soient intéressés à la littérature ufoiste. Ben, tiens, bizarre, ça ne m'étonne pas vraiment, je ne sais pas pouquoi... Peut-être parce que ce qui les intéresse c'est la part de mystère qu'il y a dans l'homme pas les théories paranoïaques qui imaginent que l'homme est coincé dans un bocal à cornichons où le seul mystère est la date du débarquement de Raël ou de la prochaine vague d'observations en chaîne de la SOBEPS...

En attendant de trouver la réponse à ce mystère de la critique littéraire, on peut toujours s'amuser avec des cornichonneries littéraires. Ça ne mange pas de pain, ni de cornichons, sans doute, mais peut-être du Bromure d'hyposodium, ça en jette toujours dans les récits d'anticipation, les trucs scientifiques qu'on ne comprend pas.

Requêtes Google : les blogeurs n'on pas bon goût en littérature

googleplane.jpgLes statistiques sur Haut et Fort ne sont franchement pas terribles. Ça manque de détails, ça manque de précisions. Il n'est pas rare que je me retrouve avec 1500 lecteurs depuis le début du mois et pas une seule trace des mots-clefs qui ont amené les lecteurs jusqu'ici... "données indisponibles", voilà la seule réponse...

Heureusement, ce matin, j'ai trouvé l'explication à tout ça, ou, à tout le moins, une réponse qui me satisfait, les statistiques annoncent à présent la requête qui amène les lecteurs en masse : c'est tout simplement "(bon-goût-littérature" (sic, la parenthèse est d'origine, je n'ajoute rien).

Problème, j'ai voulu vérifier, j'ai donc entré cette recherche dans Google, je n'ai trouvé que 5 réponses et aucune qui pointait vers mon blog... Le mystère reste entier. "Moutons électriques", "Tranchant, Übersexuel, Bling-bling, Sarkozy sur Rue89" sont les deux premiers choix.

Peut-être fallait-il préciser la recherche, grâce aux multiples critères du moteur de recherche, j'ai donc restreint les résultats aux blogs et, là, belle surprise, j'obtiens une réponse catégorique et définitive :


Les termes de recherche spécifiés - (bon-goût-littérature – ne correspondent à aucun document.

si c'est Google qui le dit, M'sieur, c'est que c'est vrai, non ?

A se demander pourquoi on perd son temps dans la blogosphère. Le bon goût, comme la vraie vie, est ailleurs...

C'est certainement un coup de Lagarde & Michard pour faire remonter les ventes ;-)

Ah, oui, merde, à partir de dorénavant et jusqu'après, il y aura un résultat dans les blogs pour (bon-goût-littérature, ce sera cette note-ci. C'est vous dire si Google est fiable...

Bon, si vous êtes arrivés par ce biais-là, voici mes conseils du jour :

  • Christian Gailly, "K.622" aux éditions de Minuit
  • Madame de Lafayette, "La princesse de Clèves"
  • Roger Vailland, "La truite

Ces trois bouquins ont le bon goût d'être de la littérature.

Le deuxième, je l'ai juste mis pour le président pour le cas où il vérifierait ce qu'on dit sur lui en ligne, comme j'ai cité son nom plus haut, on ne sait jamais.

16/10/2008

Comment écrire un roman

bonhomme_bic.jpgHier matin, on sonne à la porte. C'est un des voisins du village, dont le visage m'est familier depuis longtemps, il était parmi les quelques locaux attablés à la terrasse du café en face d enotre nouveau chez nous quand nous sommes venus visiter la maison, quelques jours avant que notre offre ne soit acceptée...

Il venait de voir ma tête dans les pages locales du "Midi Libre" ou de "L'indépendant", où l'on rendait compte de la soirée de rencontre organisée vendredi dernier par la bibliothèque du village. Il avait appris que j'étais écrivain, il venait de prendre des conseils pour écrire un roman. Non, il n'écrivait pas jusqu'ici. Non, non. Il lisait beaucoup, par contre, il était d'ailleurs plongé dans un roman de Coluche.

Ma femme était coincée au lit par un lumbago, j'avais dû annuler un voyage en Belgique etd es rencontres dans les écoles, mon manuscrit n'avançait pas aussi vite que je le souhaitais, bref, je n'étais d'humeur. Bizarre, je suis plutôt accueillant, je pense, d'habitude, mais, là, pour le coup, je n'avais pas envie de traîner sur le seuil sous le soleil du matin.

Comment on commence ? On prend un stylo et du papier et se jette à l'eau. Je lui ai dit ce que je dis toujours à ceux qui me demandent conseil : prenez du plaisir à écrire, rien que pour vous, ne pensez pas aux autres, écrivez parce que ça vous plaît et que vous aimez ça. Si vous vous amusez en écrivant, les lecteurs trouveront certainement du plaisir à vous lire.

C'était mon éternelle leçon du jour. Une sorte de refrain.

Je suis d'ailleurs convaincu qu'il n'y en a pas d'autre.

Ecrire pour se faire et pour donner du plaisir...

Le reste n'est que littérature.

14:08 Publié dans Livres en cours | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : roman, littérature, visite, stylo, bic, cahier, conseils | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

15/10/2008

Une BD d'horreur dessinée sur post-it

treize ans.jpgArgh! Une BD entièrement dessinée sur Post-It ! Il fallait absolument que j'en touche un mot ici, d'autant plus qu'elle est formidable, cette petite histoire horrible et nostalgique, fantasmatique et pleine de suspense. C'est Max de Radiguès qui l'a publiée il y a quelques mois sur le site Grand Papier, vous pouvez la lire en ligne en cliquant ici. Ça vaut le détour.

treize deux.jpgJ'avais déjà beaucoup aimée les albums de Max disponibles en librairie mais il aura fallu ce petit album pour que je ;e rende compte à quel point son dessin est proche des albums d'Emilie de quand j'étais gamin. Trait régulier et ultra-simple, grands yeux sombres, tout y est. Plus le skate, l'adolescence et les filles aux grands yeux, bien sûr. Allez, filez, il y a de la lacture qui vous attend ;-)

11:37 Publié dans Trucs en ligne que j'aime | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : max de radiguès, post-it, bd, blog bd | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

14/10/2008

Une BD pour expliquer la crise financière

Sur les recommandations d'un ami, je suis depuis plusieurs jours et avec beaucoup d'attention, un blog qui porte bien son nom, La crise pour les nuls, mais qui ne prend pas ses lecteurs pour des abrutis, bien au contraire. Il démonte avec soin les couleuvres que les gouvernements et les grands financiers tentent de faire avaler au public, à travers un travail de désinformation dans les médias. On nous fait peur, on nous rassure, on nous dit que tout va bien alors qu'on nous endette à long terme pour sauver un système pourri jusqu'à l'os piloté par une bande de sauvages sans morale et surpayés.

C'est sur ce blog que j'ai pu lire aujourd'hui une planche de BD en anglais (désolé pour les non anglophones) qui parvient à résumer en une page le tour de passe-passe foireux dont nous venons d'être collectivement l'objet en dix jours.

Comme un petit dessin vaut mieux qu'un long discours, je vous laisse lire la planche de Sinfest :

sinfest.jpg