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23/08/2010

Projet secret pour la rentrée littéraire (3)

Refusaitdemourir.jpgJe vous en ai déjà touché un mot ici et , je peux à présent vous révéler que ce sont les éditions Dis Voir qui publieront ce 25 septembre, mon nouveau roman, illustré par Patrice Killoffer et imaginé après de longues discussions avec François Taddéi, chercheur sur le vieillissment des bactéries.

 

Il s'intitule L'homme qui refusait de mourir sort dans la collection "Contes illustrés pour adultes", qui a accueilli un premier volume, Les aventures de Percival, fruit de la collaboration entre Pierre Senges et Nicolas de Crécy, rien que ça.

 

Le livre sortira donc après l'avalanche de la rentrée littéraire (700 titres à ne pas lire d'un coup, ça fiche le tournis et ça fait que tous lecteurs se sentent un peu coupables de n'avoir lu ni le Gaudé, ni le Nothomb, ni le Houellebecq, ni le Despentes, d'avoir préféré finir Habitus de James Flint, traduit par Claro, ou découvrir enfin le formidable Moonfleet de Falkner, enfin, ça c'est juste mon exemple, mais il en vaut bien d'autres, j'imagine), mais juste après, histoire de satisfaire les plus curieux d'entre vous.à

 

Et puis il sortira au même moment en anglais aux États-Unis et en Angleterre, dans une traduction à quatre mains de Paul Buck et Catherine Petit, sous le titre The Man Who Refused To Die. Ce n'est pas chic, ça, une sortie mondiale comme pour les blockbuster hollywoodiens. Bon, deux langues, ça ne fait pas le monde entier : s'il y a des traducteurs vers le flamand, le tchèque, l'allemand ou d'autres, n'hésitez pas à vous porter volontaires.

 

Pour mieux connaître les Éditions Dis Voir, qui ont publié Peter Greenaway, Lou Reed, Douglas Coupland, Lee Ranaldo, Laurie Anderson ou Bernard Noël, cliquez ici, tout simplement.

 

Et rendez-vous en librairie le 25 septembre.

 

PS : les livres de Dis Voir sont diffusés par Actes Sud. Précision utile pour les libraires.

22/08/2010

Le poète fait très court (Les aventures du poète, tome 4)

250px-Anatomie_du_livre.jpgPour les vacances, un petit extrait des Aventures du poète, publié il y a quelques années dans le numéro 52 de la revue Microbe ( nimée par l'infatigable Éric Dejaeger, dont voici le site).

 

Ce texte, au moins, a le mérite de ne pas être trop long, on peut le lire sans se fatiguer, les orteils en éventail, une bière à la main et les yeux fermés.

 

Enfin, on peut essayer, du moins.

 

Le poète fait très court

 

(Les aventures du poète, tome 4)

 

Le poète fatigué

D’écrire à gauche à droite

De longs machins

Tend à son chien un feutre

Et un carnet toilé

Le chien est mort la veille

Le marqueur est tout sec

Et le poète s’endort sans avoir rien écrit.

 

Le lendemain pris de remords

Il envoie à la revue

Une enveloppe vide

Avec des poils de chien

Et un feutre en bout de course

Do it yourself

Ajoute-t-il au Bic

(celui-là marche encore, il le garde pour lui)

 

Conscient d’avoir conçu le poème Ikea

Le poète se rendort

Heureux

Rêvant de modes d’emploi.

 

 

 

12/08/2010

Comment trouver un bon titre de roman ?

cover.jpgC'est une question qu'on me pose souvent. On me demande où je vais chercher les titres de mes livres (on particulier on me pose la question pour "Les ours n'ont pas de problème de parking" et "Le garçon qui avait mangé un bus", ou encore "Le garçon qui avait avalé son lecteur mp3"). Je ne sais que répondre. J'aime que les titres soient amusants, en tout cas. Si le lecteur sourit en découvrant un livre, c'est déjà un bon début.

 

Mais voici qu'Internet répondra désormais bien mieux que moi à cette question, grâce à un générateur automatique de titres de romans. Il suffit d'introduire son nom et son prénom, de cliquer sur un bouton et l'on découvre la couverture mise page : un titre bien formaté et une jolie photo. Et si on n'aime pas la proposition, on actualise la page (F5 le gros bouton en haut du navigateur) ou on reclique sur un bouton dans la page et une nouvelle couverture apparaît, avec deux nouveaux titres.

 

cover2.jpgJe vous en colle deux exemples pour illustrer le propos et je retourne illico en cérer deux ou trois.

 

Et hop, plus qu'à écrire les romans qui vont avec...

 

Ah oui, l'adresse du site ! C'est ici, sur le site d'Omer Pesquer, consultant Internet. Voilà qui est fait.

17:51 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : écriture, littérature, roman, guide pratique, couverture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

Projet secret pour la rentrée littéraire (2)

Fin septembre sortira mon nouveau roman, illustré par Patrice Killoffer (voir plus tôt), rédigé après plusieurs rencontres avec un chercheur de l'INSERM, spécialiste du vieillissement des unicellulaires (bactéries et microbes).

 

Pour vous donner une idée de ses recherches, voici un extrait d'un article publié en 2005 dans Libération :

On les croyait éternellement jeunes. Les microbes vieillissent aussi. Le mythe de « l’immortelle bactérie » s’écroule tandis que s’ouvrent des perspectives pour la recherche sur les maladies liées à l’âge, Alzheimer ou Parkinson.

Quand l’avion a heurté la première tour, le 11 septembre 2001, François Taddei, alors âgé de 34 ans, réfléchissait à l’évolution des bactéries dans un laboratoire de l’université Rockefeller à Manhattan, New York. Il se souvient de la haute colonne de fumée noire, de l’autre coté de la baie vitrée, du gratte-ciel qui s’effondre, puis du second, des sirènes, du désastre. Il se souvient aussi que c’est au cours de ce séjour dans le temple de la recherche américaine ­ berceau d’une vingtaine de prix Nobel ­ qu’il a trouvé la clé technique du projet scientifique dont les premiers résultats, trois ans plus tard, ouvrent une fenêtre vertigineuse sur l’origine et l’identité des forces naturelles qui poussent la vie, inéluctablement, vers la mort. Directeur d’une équipe de recherche à l’Inserm, généticien moléculaire, François Taddei a publié ce mois-ci, en collaboration avec trois autres chercheurs, une expérience qui démontre que les microbes aussi vieillissent (1). La découverte peut sembler triviale. Elle bouleverse pourtant la connaissance du monde unicellulaire et offre un nouvel horizon à la recherche sur la sénescence des multicellulaires. L’homme entre autres. (lire la suite)

Le roman prend, du coup, pour toile de fond la quête d'éternité. La science peut-elle vraiment ralentir le vieillissement et prolonger la vie éternellement ? C'est une question intéressante, bien sûr, pour un romancier, surtout.

 

Bactérira bien qui rira le dernier...

killlocover2.jpg

04/08/2010

Rien à déclarer

LAMALOU 3997 (10).JPGJ'était invité hier soir, à Lamalou-les-Bains, dans le cadre d'une semaine de Vagabondages littéraires. L'accueil était formidable, le lieu magnifique, le public (nombreux) très chaleureux. Vous allez me dire que si ce n'était pas le cas, je n'oserais pas l'écrire et vous aurez raison. Mais comme tout était réussi, pourquoi se priver de le dire, hein ?

 

Bon, ce n'est pas tout ça mais je voulais surtout vous raconter qu'en attendant le début de la rencontre, j'ai ouvert un livre qu'on avait posé devant moi car j'en avais écrit un bout et j'ai relu ce texte-ci, écrit il y a quelques années, suite à la demande d'Hervé Broquet qui me demandait de commenter l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme. Vous savez, l'article qui dit deux choses pour le prix d'une :

 

Robot mixeur tout en un.jpg1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

 

Comme ce genre de texte ne me parle pas vraiment et que ce n'est pas ma lecture favorite, j'ai répondu ce qui suit. Je le partage avec vous, juste pour le plaisir.

 

Bonne lecture !

 

Je n’aime pas la langue des avocats
La langue de fer la langue de bois
Les droits de l’homme pas plus que le droit des marques
Ou le droit à l’image
Toutes ces langues je ne les comprends pas
C’est comme les frontières
Les calendriers
Les factures
Ce sont des inventions en cravate
Pour plus besogneux que moi
On me dit que les droits de l’homme
Bla bla bla
Et puis que tel article
Bla bla bla
Je ne vois que des mots opaques
Des mots à cornières de métal
Des mots armés
Même si c’est contre l’injustice
Les inégalités
Ce ne sont jamais que des mots
Et l’on ne vit pas de mots
Ni de phrases
Il en faut un peu plus
Pour huiles les rouages
Il faut de la chair tendre il faut des poils de pied
Des regards et des ongles
De l’humain qu’on respire
Et puis qui sue aussi par moments par lâcheté
Il en faut un peu plus
Pour virer l’esclavage
De l’homme par l’homme
Que des mots que des paragraphes
Même bien numérotés
C’est qu’ils numérotent bien au greffe
Ils ne savent faire que ça
On ne trouve pas d’erreur
Juges et avocats maîtres bouliers compteurs
Mais la vie est ailleurs
J’espère
Que dans ces textes arides
Un type avec son bide
Franchit une frontière
Un autre veut un boulot
Mais il a la peau grasse
Ou bien les cheveux roux
On ne veut pas de lui
Pas du tout
Pas question dit la loi
A qui on n’a rien demandé
Même les roux gras on doit les engager
Même les Andaluviens même les autonomistes de la république biélo-flamandes
Les minorités à bretelles
Les apatrides
Les apparentés
Et les de seconde zone
Ceux qui n’ont pas un balle
Et pas même un trou-de-balle
Ceux-là aussi
Même s’ils croient à Windows
Au Grand Motoculteur
A l’horoscope breton et au tarot flamand
Même s’ils ont la peau bleue
Des frères et sœurs par milliers
Et qu’ils lèchent les vitres
A la fin du souper
C’est leur droit après tout
Le droit d’être différent
D’être sot d’être vieux
D’être paralytique de vouloir le rester
De bouffer le dessert en même temps que l’entrée
Le champagne dans le verre à dents
Les dents serrées
Le bon vin et l’ivraie
Le droit de tout mélanger
De brasser
D’embrasser le monde entier
On doit tous les engager dit la loi
On doit tous les écouter
On doit faire comme si toutes ces différences n’en étaient pas
Même si on n’a pas le temps
Même si on n’a pas envie
Eh bien moi je dis que cette loi elle ne me parle pas
Comme toutes les lois du monde
Tous les mots sont les mêmes
Leurs sens se ressemblent se chevauchent et s’empêtrent
Je ne sais plus que dire
Je n’ai rien à écrire
Je préfère le silence
Le silence et la sieste
Sont les vrais luxes sur terre
Le reste n’est que triste gesticulation
De mouches dans la purée
Et même avec une cravate et devant la plus haute des cour
Une mouche engluée reste une mouche inerte
Je préfère le silence
Quand on se tait
Nous voilà tous égaux
Même les bègues et les sourds qui ne parlent qu’allemand
On peut enfin réclamer ce qui compte vraiment
Le respect le respect le respect
Même pour les gens
Allez
Oui
Même pour les gens

 

Ce texte, avec la contribution de nombreux autres auteurs sur tous les autres articles de la déclaration est toujours en vente dans les bonnes librairies dans le recueil "Droits de l'Homme, j'écris vos noms", sous la direction, donc, d'Hervé Broquet, aux Éditions Couleur Livres. On le trouve par exemple chez Amazon mais partout ailleurs aussi, je ne vous encourage certainement pas à déserter les bonnes librairies, qui peuvent commander le livre sans problème.

PS : l'illustration n'a rien à voir, c'est un robot mixeur tout en un. Vous l'aurez sans doute remarqué.

PPS : Gerald de Murcia vient de m'envoyer quelques photos de la rencontre à Lamalou-les-Bains, j'en ai donc ajouté une à cette note, merci à lui pour cet envoi !

15/07/2010

Projet secret pour la rentrée littéraire (1)

Pour une fois, je vais vous cacher des choses...

 

Je viens d'achever la relecture d'un livre qui sortira fin septembre, pour la rentrée littéraire donc, mais pas la course aux prix, plutôt la course de fond, pour atteindre, après 42 km sous le soleil d'automne, les tables des librairies et les yeux des lecteurs.

 

Ce roman, je ne l'ai pas pondu tout seul, il est le fruit d'une collaboration inédite avec deux autres personnes, dont je tairai le nom...

 

Mais vous pourriez bien reconnaître l'une d'entre elle, puisque c'est un illustrateur et qu'il a réalisé ceci pour illustrer le premier chapitre.

Réveil.jpg

Et si vous l'avez reconnu ou si vous voulez faire avancer le schmilblick, vous pouvez laisser un commentaire.

 

À bientôt pour la suite...

13/07/2010

Nouvelle couverture pour Ecrivain cherche place concierge

La republication en poche, c'est non seulement le plaisir d'offrir une deuxième vie (ou une troisième, dans ce cas précis) à un roman sorti en grand format, c'est aussi l'émerveillement de voir le texte associé à une nouvelle couverture.

Et, il n'y a pas à dire, pour la réédition du roman Écrivain cherche place concierge, Pocket a sorti l'artillerie lourde. Le résultat me semble magnifique.

Vous pourrez le découvrir en librairie dès le 7 octobre.

Mais comme l'été est le temps des cadeaux, je ne résiste pasau plaisir de partager la couverture en avant-première avec vous. N'hésitez pas à laisser vos commentaires.

À très bientôt et bonnes lectures d'été.

Ecrivain.jpg

PS: pour les amateurs de références bibliophiliques, ce roman a d'abord paru dans la collection Embarcadère des Éditions Luc Pire en 1999, puis au Grand Miroir en 2006.

17/06/2010

Une Belgique à deux vitesses

belgiqueTF1.jpgPendant toute la campagne électorale qui a mené les electeurs de Flandre à choisir un parti nationaliste et indépendantiste pour conduire le pays dans les prochains années, on a brassé des clichés sur la Flandre qui se replie sur son identité alors que le Wallon se croise les bras et se complaît dans son rôle d'assisté.

 

Ce ne sont que de vilains clichés. J'en ai à présent la preuve !

 

J'ai reçu hier ce courrier électronique, auquel je n'ai pas changé une ligne. Non, il ne provient pas d'une école professionnelle de La Louvière, il arrive en direct d'une bonne école de Flandre.

 

Je vous laisse savourer.

 

"Bonjour Nicolas!

Moi je suis une étudiante flammende et demain j'ai mon examen orale de français.Pour ça je dois lire ton livre quartième étage, mais je comprends pas beaucoup. Ma question est maintenent si tu peux s'il vous plait s'il vous plait résumer le livre avec les details les plus importants..

Merci d'avance! "

 

Je ne suis pas certain que la jeune fille aura de très bons points à son examen ce matin ! Mais, comme je suis optimiste à travers tout, ce message me réjouit : je découvre que certains profs donnent à lire "Quatrième étage" dans des écoles en Flandre. Ça me fait très plaisir. Ça montre bien que les ponts ne sont pas coupés entre le nord et le sud de la Belgique :-)

10:15 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : école, belgique, flandre, séparatisme, littérature | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer