Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/10/2016

Toute une journée de rencontres à Verviers

1476261713_Nicolas Ancion.jpg_main.jpgVendredi prochain, le 28 octobre, "Blockbuster" du Collectif Mensuel, fera étape à Verviers à l'Espace Duesberg (la veille aussi, d'ailleurs).

A cette occasion, j'aurai le plaisir :

1. de rencontrer les lecteurs et spectateurs de 18h30 à 19h30, avant le spectacle ;

2. de dédicacer mon roman "Invisibles et remuants" à partir de 21h30, après la représentation.

L'entrée est gratuite et on n'est pas obligé d'assister au spectacle pour prendre part à ces deux activités.

Heureusement, d'ailleurs, car on me signale que toutes les représentations à Verviers sont complètes depuis belle lurette.

Si vous êtes dans les parages, n'hésitez pas à faire le détour.

Au plaisir de vous y rencontrer ou de vous y retrouver.

 

PS : si j'ai évoqué toute une journée de rencontres dans le titre, ce n'est pas par abus de langage, mais parce que je rencontre les classes de secondaire en journée vendredi prochain. Merci déjà à tous ceux et celles qui m'accueilleront !

Rencontre à Liège ce 26 octobre à 19h, chez Livre aux Trésors

Liège, rencontre en librairie, Livre aux Trésors, Luc Baba, Kenan GörgünC'est avec grand plaisir que je répondrai aux questions de Marc Bailly, ce mercredi 26 octobre à 19h, à la librairie Livre aux Trésors, place Xavier Neujean, à Liège. Mieux encore, je le ferai aux côtés de deux compagnons d'écriture : Luc Baba et Kenan Görgün, qui fréquentent plus Liège que moi ces derniers temps.
Si vous êtes dans le coin, venez nombreux.

On parlera écriture, publication, insurrection, adaptation, traduction et tout le reste. Même zombies et cannibales, à mon avis. Si vous venez, vous saurez pourquoi.

Et n'oubliez pas qu'on sera en octobre : c'est la Foire à Liège, les places de parking sont rares. Venez en vélo, à pied ou en trottinette. Mais venez, en tout cas, ça me fera plaisir !

 

 

28/07/2016

Donner "Quatrième étage" en lecture en classe

Nicolas Ancion, Quatrième étage, roman, enseignant, prix d'ami, réductionDepuis que ce roman a reçu le Prix des Lycéens en 2001, "Quatrième étage" remporte un beau succès auprès des élèves... et des nombreux enseignants qui le donnent en lecture en classe. C'est pour cette raison, d'ailleurs, que Pocket a réédité le livre en poche (avec deux éditions successives, après les quatre éditions en grand format). Depuis début juillet, le livre n'est plus disponible en poche en grande quantité : avec beaucoup de chance, on peut encore en trouver un exemplaire ou deux en stock chez de bons libraires, mais c'est tout ce qu'il reste.

Une nouvelle édition est préparation pour l'année scolaire prochaine 2017-18, mais je ne peux pas encore vous en dire plus...

Du coup, si vous êtes enseignant et que vous souhaitez donner "Quatrième étage" en lecture dans vos classes, il n'y a plus qu'une solution : envoyez-moi un mail (toujours à nicolas.ancion@gmail.com) et je m'arrangerai pour vous faire parvenir en direct des exemplaires à prix d'ami (5,40 EUR au lieu de 6,30 à partir de 15 ex).

Comme vous le voyez sur cette photo, j'en ai conservé quelques caisses pour que le titre reste disponible au cours de l'année scolaire qui va débuter. Mais je ne pourrai pas contenter tout le monde. Les premières commandes seront honorées. Les autres devront... patienter jusqu'à la réédition l'année suivante.

N'hésitez donc pas à me contacter. Au plaisir de vous lire très bientôt et bel été à vous !

 

 

07/07/2016

"Invisibles et remuants" chez Mots et Cie à Carcassonne

Ce samedi 9 juillet à 10h30, je serai à la librairie Mots et Cie à Carcassonne pour parler, notamment, de mon roman "Invisibles et remuants", publié chez MaelstrÖm ReEvolution. Comme je vous ai déjà présenté ce livre sur ce blog, je profite de l'occasion pour citer quelques belles phrases de chroniqueurs (avec lien vers les sources, bien entendu).

"Un grand roman, un excellent thriller, une petite perle écrite par un conteur hors pair."
Vincent Tholomé, Le carnet et les Instants.

"Invisibles et remuants est à ce jour son livre le plus ambitieux. Et il ne manque pas d’humour, un humour de mots et non de situations. On se surprend ainsi à rire au détour d’une formule bien tournée dans un roman qui n’a pourtant rien de drôle."
Michel Paquot sur le site Culture de l'ULG.


"Autour d'un scénario de thriller, Invisibles et remuants imagine les prémisses d'une révolution sanglante, sur fond de menace bactériologique. Un roman radical aux problématiques ultra-contemporaines, dans lequel l'écrivain belge Nicolas Ancion parvient pourtant à instiller une certaine légèreté. "
Cyril Tavan, site Balise de la BPI.

"L’écriture de Nicolas Ancion, tour à tour engagée, haletante, drôle ou poétique, nous entraîne dans un récit en équilibre entre les genres. (...) Invisibles et remuants est un objet hybride qui insuffle de la poésie au thriller et de la militance à la fiction. On n’y résiste pas !"
Mathilde Allet, Karoo.

Bienvenue à toutes et à tous.

Et si vous ne connaissez pas la librairie, sachez qu'elle figurait déjà dans la bande annonce de "L'homme qui valait 35 milliards", c'est là que le playmobil allait acheter sa lecture ;-)

 

 

17/05/2016

Mai, le mois des interviews

Peut-être est-ce parce que mon anniversaire approche ou parce que le printemps et le soleil font leur retour qu'on attendait depuis trop longtemps, en tout cas ce mois de mai est celui des interviews.
Il y en a eu en radio, en télé, par Skype et en face à face. Parfois avec trois classes d'un coup, d'autres dans l'intimité d'un studio télé d'où les caméramans sont désormais exclus.

Si vous avez d'envie de découvrir tout ça, ne vous en privez pas.

Pour commencer, voici le lien vers un dialogue sur Télé-Bruxelles avec David Courier, où l'on papote tour à tour de la violence sociale, de l'optimisme et de la magie de la littérature. De théâtre et de romans, aussi...

Si ça vous tente, ça ne dure que 13 minutes trente.

LCRBX1.jpg

Et si vous préférez lire, ce que je comprends parfaitement, j'ai eu le plaisir de répondre à une interview fleuve proposée par Edith Soonckindt (auteure et traductrice, que vous avez certainement déjà lue, peut-être sans le savoir).

Et pour vous donner l'envie de lire la suite, voici déjà les premières questions.

1- Nicolas, tu as une production impressionnante (romans, théâtre, poésie, nouvelles, jeunesse) pour un aussi jeune homme ! Y a-t-il un genre que tu préfères à un autre, ou peut-être sont-ils tous d’égale importance au moment où tu es plongé dedans ?
La réponse est déjà dans la question : si je touche à tous les genres, c’est parce qu’il y a chaque fois, me semble-t-il, moyen de détourner les codes, de les exploiter autrement et, surtout, d’y trouver du plaisir. Je ne peux pas me lancer dans l’écriture d’un projet, quel qu’il soit, si je n’ai pas l’impression que je vais y ressentir cette liberté totale qui me donne envie d’écrire.

2 -Y a-t-il un fil conducteur entre ces différents genres ? L’humour et la dérision, peut-être ?
L’humour en littérature est, pour moi, une forme de politesse. La littérature est une tâche horriblement prétentieuse : on invente des personnages de toute pièces, des histoires, des lieux, des rebondissements et on oblige les lecteurs à y croire, comme si c’était la vérité qu’on écrivait. Sans distance, la situation est tyrannique. Le lecteur subit ce que lui inflige l’auteur. L’humour permet de rappeler à chaque instant, sans s’y attarder pour autant, que tout ça est faux, tout simplement. Imaginaire, inventé, fabriqué, mais pas un mensonge pour autant. Une vérité qui n’a pas besoin de prendre appui sur le réel.

Pour lire la suite, cliquez ici...

nicolas ancion,écriture,invisibles et remuants,24h chrono,l'ours intérieur,en mille morceaux,interview

Mais il se peut que vous en vouliez encore plus. Dans ce cas, je ne peux que vous recommander les trente minutes d'entretien avec Myriam Leroy, pour la RTBF, que plusieurs classes ont récemment regardées pour préparer leur accueil en classe. Quand on répond aux questions à la télé et à la radio, on n'imagine pas que les réponses vont être décortiquées par des élèves ensuite... Heureusement ;-)

Pour trente minutes coupées au montage, c'est ici.

Et si vous avez des réactions, les commentaires sont ouverts.

17/02/2016

De retour à la Foire du Livre

Nicolas Ancion, dédicaces, foire du livre, 2016C'est la Foire du Livre, comme chaque année à Bruxelles, sur le site de Tours et Taxi. Bonne nouvelle, cette année, l'entrée est gratuite sur réservation préalable pour tout le monde.

Profitez-en pour venir chercher tous les livres que vous ne trouvez pas le reste de l'année chez votre libraire : ceux des petits éditeurs, ceux qui ne sont pas sortis dans les trois dernières semaines, ceux que vous avez toujours rêvés de lire, ceux que vous avez tant lus que vous mourez d'envie de les offrir, ceux que vous ne connaissez pas encore et que vous allez rencontrer au hasard des allées. Et tous les autres aussi, parce que ça ne fait pas de mal. (Sauf aux arbres, mais ils sont trop paisibles pour s'en plaindre, les braves.)

Et tant que vous y êtes, faites-les signer.

Je serai là pour ça. Pour dire des bêtises, sourire aux lecteurs et écrire des idioties dans les premières pages de mes romans. C'est devenu une spécialité : être presque aussi bavard par écrit en dédicace que je le suis dans la vie de tous les jours.

Bon, vous voilà prévenus.

Et pour ne pas nous rater, je précise les heures et les lieux :

Le vendredi 19 février 2016

- De 18 à 19h, sur le stand Espace Livre et Création (226)
Pour signer Invisibles et remuants publié chez MaelstrÖm.

- De 20 à 22h, sur le stand Interforum (300)
Pour signer Nous sommes tous des playmobiles, L'homme qui valait 35 milliards et Quatrième étage chez Pocket.

Le samedi 20 février 2016

- De 14 à 14h30 sur le stand des éditions Jourdan
Pour signer J'arrête quand je veux

- De 16 à 17h, sur le stand Interforum (300)
Pour signer Nous sommes tous des playmobiles, L'homme qui valait 35 milliards et Quatrième étage chez Pocket.

- De 17 à 18h, sur le stand Espace Livre et Création (226)
Pour signer Invisibles et remuants publié chez MaelstrÖm.

 

31/10/2015

L'histoire d'un long parcours avec le Collectif Mensuel

Pour le théâtre, je n'écris jamais seul. Les spectacles naissent à chaque fois de la rencontre entre l'envie de scène d'une équipe de comédiens et l'urgence d'écrire de mon côté, par contagion, pour faire exister tout ça au plus vite. Avec le Collectif Mensuel, la collaboration rebondit ainsi depuis plus de sept ans.

 

De l'Hebdo au Mensu

 

Au tout départ, avant même que le Collectif Mensuel ne s'appelle ainsi, il y avait « L'hebdo du lundi », auquel j'assistais presque toutes les semaines et pour lequel l'équipe avait lancé un appel à texte. J'avais eu le plaisir d'écrire une minuscule séquence consacrées à la Belgique, si mes souvenirs sont bons. Je ne sais plus ce qu'il y avait dedans, au final, je ne sais même pas si j'en ai gardé la trace quelque part. Depuis cette époque, mes ordinateurs sont morts et mon adresse mail a changé plusieurs fois. L'archivage numérique n'est jamais à la hauteur de ce qu'on attend de lui.

Panique au Forem.jpg

Quand le spectacle est passé du rythme hebdomadaire à une livraison mensuelle, j'ai eu le bonheur d'écrire deux saisons d'affilée une pièce en sept parties, dont un épisode était joué dans chaque numéro du "Mensuel". Il y a ainsi eu « Panique au Forem » racontant une prise d'otage truffées de coups de théâtre, dans les bureaux de l'office pour l'emploi ; puis « Laeken-sur-Mer » et son huis clos entre les membres de la famille royale, cloîtrés dans une somptueuse villa à la Mer du Nord, assiégés par les nationalistes flamands. C'était drôle et sanglant. Je me souviens de Fabiola dans son fauteuil roulant et d'Albert et Paola manipulant du Destop pour dissoudre un cadavre.

Laeken-sur-Mer, Fabiola, Nicolas Ancion

 

À la même époque, j'ai aussi écrit les textes d'une séquence vidéo récurrente intitulée « Tonton Nicolas, raconte-nous la Belgique », qui, à chaque numéro du Mensuel, expliquait un point précis de la culture du plat pays en temps de crise. En voici un petit exemple, consacré à l'immigration.

 

De L'Hebdo du Lundi au Mensuel, la composition était restée assez semblable : écriture en prise directe sur l'actualité quelques jours avant la représentation, répétitions à l'arrache, commentaires à chaud sur les infos du moment, sketches politiques, montages vidéos bricolés, fausses interviews télé, musique en direct, gags récurrents et concours pour gagner une place gratuite. C'étaient des spectacles extraordinaires, j'en suis encore convaincu (et je le dis d'autant plus volontiers que ma contribution à tout ça était minime : les spectacles étaient presque entièrement écrits par l'équipe de comédiens). Mais le temps était venu pour le Collectif de se lancer dans de nouvelles aventures.

 

L'homme qui valait 35 milliards

 

C'est alors que Sandrine Bergot, Baptiste Isaia et Renaud Riga (le Collectif était alors stabilisé dans sa distribution définitive) ont proposé d'adapter mon roman « L'homme qui valait 35 milliards » pour la scène. Le roman faisait plus de 300 pages, il racontait l'enlèvement de Lakshmi Mittal, alors qu'aucun des trois comédiens ne pouvait facilement endosser le rôle du milliardaire indien, il contenait plusieurs histoires imbriquées et était plus bavard encore que je ne le suis en face à face avec un verre dans le nez, ce qui n'est pas peu dire...

 

Heureusement, le Collectif Mensuel a un goût immodéré pour les défis impossibles. Ils ont tout de suite ajouté qu'ils ne voulaient pas d'autres comédiens sur scène, qu'ils donneraient tout à voir à eux trois, avec le renfort de deux musiciens présents sur le plateau à leurs côtés, Quentin Halloy (qui est de l'équipée depuis le premier numéro de l'Hebdo du Lundi) et Philippe Lecrenier.

L'homme qui valait 35 milliards, Nicolas Ancion, théâtre

C'était suicidaire : c'est pour cela que j'ai été aussitôt emballé. Une fois encore, mon travail d'écriture était assez simple : l'histoire avait déjà été racontée en roman, il suffisait de sabrer dans le texte à la hache, puis de réécrire les petits bouts qui manquaient, dont une tirade interminable pour ré-insuffler un peu de la rage du roman et des traces du décor liégeois de l'intrigue. Trois années et une centaine de représentations après la première, je pense que tous les choix radicaux du Collectif Mensuel se sont révélés excellents.

 

Blockbuster

 

Nous étions occupés à plancher sur un spectacle assez intimiste, racontant une préparation de repas, à partir des thématiques de mon roman « Invisibles et remuants » (encore manuscrit, à l'époque) lorsque le Théâtre de Liège a proposé au Collectif Mensuel de jouer dans la grande salle, celle de 500 places. Il a fallu rapidement changer la direction du projet et, à partir de la même thématique, imaginer un autre rapport au public, qui permettait de caser beaucoup plus de monde d'un coup et leur proposerait quelque chose de plus... spectaculaire.

 

Et c'est là qu'a ressurgi une vieille idée du Collectif, doubler en direct au micro les dialogues d'un film connu, pour lui faire raconter tout autre chose. Idée aussi idiote qu'amusante, qui a vite dévié sur un nouveau projet, celui de construire entièrement un long métrage à partir de morceaux de plein d'autres mis bout à bout, pour raconter une tout autre histoire que celle qu'on trouve habituellement dans le cinéma hollywoodien à grand budget. L'histoire d'une insurrection. L'histoire d'un conflit ouvert entre la classe dominante et les exclus du système. L'histoire d'une révolution qui démarre.

 

C'est alors qu'il a vraiment fallu bosser, exactement comme au cinéma. Raconter d'abord l'histoire du film en deux pages très chargées, puis développer scène à scène le séquencier du long-métrage, avec des rôles précis, des scènes capitales et d'autres plus malléables.

 

Les membres du Collectif ont alors décortiqué plus de 400 films américains pour choisir quels acteurs seraient retenus pour le casting final et quelles scènes pourraient être pillées pour forger le Blockbuster dont nous rêvions. De là sont nées les premières scènes monstrueuses, montées de main de maître par Juliette Achard, à la volée, alors que nous écrivions les dialogues approximatifs qui pourraient raconter notre histoire. D'où réécriture, remontage et ainsi de suite jusqu'à ce que les images et les voix collent, même en suivant le mouvement des lèvres.

 

Pendant ce temps, deux autres écritures ont démarré en parallèle : celle de la bande originale du film, composée sur mesure (avec les contraintes de devoir être jouée en direct avec seulement deux vrais musiciens et trois comédiens en renfort), et la bande son des bruitages, avec son ballet d'objets usuels (bouillotte, seau, plastique à bulles, tiroirs et autres sonnettes de comptoir), à mettre en œuvre elle aussi à vue, sous les yeux du public, grâce aux efforts combinés des cinq acteurs et musiciens.

 

Photo Blockbuster MGM.jpg

Jusqu'à la première représentation, j'étais incapable de dire si le spectacle allait passer pour la cornichonnerie du siècle ou pour un tour de force. Le succès public depuis la première et les critiques publiées jusqu'ici me laissent penser que c'est la deuxième hypothèse qui l'emporte. Tant mieux. Ce n'était pas gagné d'avance, loin de là. Même avec plus d'une année de travail préparatoire, le Collectif Mensuel a conservé son goût pour l'improvisation, la remise en question permanente et l'humour potache, qui composent la formule magique de la plupart de leurs spectacles depuis les premiers numéros de « L'Hebdo du lundi ». Un univers dans lequel je me sens parfaitement à ma place. Même si, contrairement au membres du Collectif Mensuel, j'ai le bonheur de m'asseoir dans la salle avec le public et de profiter comme un grand gamin, du feu d'artifice qui est offert sur scène. Et à chaque fois, je me dis que c'est un véritable honneur pour moi de participer, avec quelques mots et quelques phrases, à un tsunami pareil.

 

PS : aux dernières nouvelles, « Blockbuster » sera repris au Théâtre de Liège du 29 février au 3 mars 2016, puis il sera joué au Théâtre National à Bruxelles et à l'Ancre à Charleroi, au cours de la saison 2016-2017. Il devrait également tourner en France. Plus d'info ici, dès que j'en aurai à vous communiquer.

25/09/2015

"En mille morceaux" et quelques uns de plus pour les enseignants

En mille morceaux, nicolas Ancion, couverture, mijadeLa rentrée est là et c'est le moment où les enseignants choisissent quels romans ils vont travailler en classe avec leurs élèves. Tenez, vous, par exemple, qui lisez ceci, si ça se trouve vous enseignez à des quatrièmes ou des cinquièmes secondaires en Belgique, ou dans un lycée français à des secondes ou des terminales. Et vous aimeriez proposer autre chose à vos élèves que les romans qui vous emballent depuis des années... 

Infor-Drogues a une suggestion pour vous : pourquoi ne pas faire lire "En mille morceaux" que j'ai publié aux Editions Mijade au printemps de cette année ? Hein, oui, pourquoi ?

Et ce n'est pas une bête suggestion dans le vide, c'est carrément une brochure imprimée que vous avez peut-être reçue dans votre courrier à l'école, avec des pistes pédagogiques, des propositions de séquences et d'activités pour l'exploitation du roman en classe (en cours de français, mais pas que, aussi en morale, en religion, même en biologie, si j'ai bien lu).

Le dossier, pour les plus pressés, est téléchargeable ici en PDF

infor drogues,en mille morceaux,mijade,jeunesse,roman,école,enseignement, dossier pédagogiqueComme vous le savez sans doute, le roman est déjà accompagné d'un site Internet (http://www.enmillemorceaux.be/). La brochure, réalisée grâce au soutien de Joëlle Milquet, Ministre de l'Education, de la Culture et de l'Enfance, propose d'utiliser le livre pour parler autrement des psychotropes et des assuétudes, en se penchant non pas sur les produits, comme on le fait trop souvent dans les actions de prévention, mais sur les relations sociales qui entourent la consommation des ces produits : les comportements de groupe, le besoin d'affirmation de soi ou d'appartenance au collectif.

Un fameux boulot qui, pour le petit auteur que je suis rappelle, bien heureusement, que pendant tout le temps où on écrit, on n'a absolument pas conscience de ce que l'on produit. Bien sûr, on espère creuser des pistes, ouvrir des portes, laisser deviner des réalités que les lecteurs ne percevaient pas de cette manière, mais la dernière chose que j'avais en tête en imaginant ce roman, c'est de donner des leçons.

Ca ne veut pas dire que je ne l'ai pas fait malgré moi...

Allez, zou, avant de vous quitter, je laisse le livre se défendre tout seul avec sa C4 :

« Je m’appelle Jessica et je ne suis pas dans le livre que vous tenez entre les mains… parce que je suis morte.
Ceux que vous allez rencontrer, ce sont mes potes : Léa, Phil, Karine, Erik et tous les autres. Ils continuent leur route en se demandant ce qui a bien pu m’arriver pour finir comme ça, avant même d’avoir dix-huit ans. Banal accident ou meurtre prémédité ? Maltraitance, overdose, suicide ou autre chose encore ? Malheureusement, je ne suis plus là pour répondre à leurs questions. »